Philae : encore et toujours désespérément muet

Est-ce que Philae, posé sur Philae va répondre ? C’est ce que tout le monde espère. Pour le moment, il reste désespérément muet.

Après dix ans de voyage dans l’espace en tant que passager de la sonde européenne Rosetta, Philae a vécu son moment de gloire le 12 novembre 2014. C’est à cette date que, largué de la sonde, il s’est posé sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Même si l’atterrissage a été plus mouvementé que prévu, il restera dans les annales de l’exploration spatiale en étant une première historique.

Grâce à l’énergie de ses batteries, il a pu travailler pendant une soixantaine d’heures, livrer des résultats scientifiques qui ont captivé le monde entier. Mais à cause de son atterrissage mouvementé, il s’est retrouvé posé dans une position sans ensoleillement. Le robot s’est donc mis en hibernation jusqu’à des jours meilleurs.

Reprise de contact le 13 juin

Alors que tout le monde avait l’espoir que Philae reprenne contact, c’est le 13 juin qu’il redonne digne de vie. Jusqu’au 9 juillet, plusieurs contacts ont été ainsi établis. Mais depuis, c’est le silence.

Un silence un peu forcé par Rosetta. La sonde, à cause de l’intense activité de la comète, a en effet dû s’éloigner, hors de portée de Philae. Mais maintenant que son activité s’est calmée, elle s’est rapprochée avec bien évidemment l’espoir de reprendre ses communications avec le robot.

Des tentatives vaines… pour le moment

Est-ce que Philae va répondre ? C’est ce que tout le monde espère. C’est ainsi que de multiples tentatives de reprise de contact sont tentées. Malheureusement sans succès pour le moment. Entre fin novembre et début décembre, Rosetta se trouvait à une centaine de kilomètres de la comète, c’est-à-dire à une position idéale. Cela n’a pas suffi à renouer le contact.

L’espoir n’est pas encore perdu. D’autres tentatives seront menées d’ici Noël, et même au mois de janvier. Les contrôleurs de la mission comptent profiter au maximum des conditions favorables. « Des expériences sont prêtes, mais nous avons besoin de deux liaisons pour remettre Philae en activité », a expliqué un membre de l’équipe pour indiquer que tout le monde est dans les starting-blocks. Mais pour cela, il faut que le contact soit rétabli.

« Chaque jour qui passe et cela devient de plus en plus compliqué », admettent certaines personnes. Bien qu’un tantinet pessimistes, ces personnes sont aussi conscientes que Philae a déjà apporté « une contribution immense à la science » et à « la connaissance des comètes ». L’espoir est donc toujours là, même s’il commence à s’amenuiser.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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