Piratage : les données de policiers français publiées sur Google

Les données personnelles de milliers d’agents de la police nationale ont été piratées avant d’être publiées sur le cloud de Google.

Alors que François Hollande souhaite plus que jamais que l’anonymat des policiers français soit préservé, une enquête vient d’être ouverte à Toulouse après la mise en ligne sur le cloud de Google des données personnelles de milliers d’agents de la police nationale. Cette affaire arrive d’autant plus mal qu’elle intervient deux semaines après le meurtre de deux policiers, chez eux à Magnanville (Yvelines).

Selon ce que l’on sait de cette affaire, il s’agirait d’un acte de malveillance volontaire. Le piratage remonte au 2 juin dernier et serait l’œuvre d’un responsable d’agence de la Mutuelle Générale de la Police. En raison d’un différend entre elle et sa hiérarchie au sujet d’une histoire de primes non versées, cette personne aurait copié le fichier des adhérents afin de le télécharger sur le cloud de Google.

En clair, il faut comprendre que par vengeance, cette personne malveillante a publié sur Internet les données personnelles de milliers de policiers et proches, des adhérents de la Mutuelle Générale de la Police, sur le cloud Google qui est pratiquement non sécurisé en étant protégé par un simple mot de passe. Les données en question comprennent les adresses et numéros de téléphone de quelque 112 000 agents actifs et retraités.

Enquête ouverte à Toulouse

Pour donner suite à une plainte déposée la semaine dernière, une enquête a été ouverte à Toulouse. Selon ce qui se dit au sujet de cette affaire, cette enquête vise un employé de la mutuelle de l’agence de Limoges. Après la mise à pied de son employé indélicat, la direction de la mutuelle a mis trois semaines à évaluer l’étendue des dégâts de ce piratage.

Alors que les données personnelles des policiers doivent être plus que jamais protégées, Nicolas Conte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Police-FO, a réagi en déclarant : « C’est extrêmement préoccupant ». Il réclame des institutions qu’« elles renforcent leur sécurité ».

Bien que l’enquête judiciaire ne soit pas encore close, une demande a d’ores et déjà été adressée à Google France pour que les données sensibles en question soient effacées au plus vite. L’opération de nettoyage serait en cours.

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