Planète vivante 2014 : que faut-il comprendre de l’hécatombe d’animaux sauvages ?

En quarante ans, avec une diminution de 52% des populations d’animaux sauvages, c’est une véritable hécatombe qui les a frappés. Que faut-il comprendre ? Un rhinocéros blanc près du lac Nakuru, au Kenya. Ces animaux sont parmi les plus menacés par le braconnage.

Alors que le précédent rapport Planète vivante de l’association WWF tablait sur un déclin de 28% de la population d’animaux sauvages entre 1970 et 2008, le fait que le même rapport indique une baisse de 52% entre 1970 et 2010 a de quoi faire réagir.

La première explication à ce doublement de la disparition du nombre d’animaux sauvages est que le WWF a changé de méthode de calcul. Au lieu de comptabiliser 2 699 espèces comme précédemment, le rapport mesure l’évolution de 10 380 populations de 3 038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

Si les chiffres du rapport sont désormais plus précis, ils montrent surtout que tous les animaux ne sont pas exposés de la même manière.
Si l’ensemble de la planète est frappé de plein fouet par ce problème, les premières régions touchées sont l’Amérique latine (-83%) et la région Indopacifique (-67%). Les populations d'eau douce déclinent plus rapidement

Alors qu’il existe quelque 128 500 aires protégées terrestres réparties partout dans le monde, ces sites officiellement reconnus par l’Union internationale pour la conservation de la nature ne remplissent pas forcément leur office. Si la population de tigres au Népal a augmenté de 63% entre 2009 et 2013, que celle des gorilles en aux frontières de la République démocratique du Congo, du Rwanda et de l’Ouganda, a progressé de 30% ces trente dernières années, il n’en va pas de même pour certaines populations de rhinocéros qui sont désormais « éteintes ou en déclin à l’échelle régionale » alors même qu’elles vivent dans des zones protégées en Afrique du Sud, Namibie, Zimbabwe et Kenya. Avec une augmentation de 3 000% depuis 2007, le braconnage du rhinocéros est intensif ! Principaies menaces pour les populations d'espèces de l'indice planète vivante (en %).

À l’instar du braconnage, l’homme est bien évidemment la principale cause de ces disparitions, que cela soit à cause de l’exploitation des ressources naturelles, de la chasse, de la pêche, de la dégradation de leur habitat en raison de l’agriculture, de l’urbanisation, de la déforestation, de l’irrigation ou encore des barrages hydroélectriques.

Alors que ce rapport semble catastrophique, il faut tout de même souligner les populations d’oiseaux en Amérique du Nord et en Europe ont par exemple progressé de respectivement 461% et 349%, que les mammifères en Amérique du Sud on enregistrés une augmentation de 66%, ce qui compense un peu les -86% des poissons en Amérique du Sud, ou les -250% d’oiseaux dans la région indopacifique. Les disparités sont donc énormes !

Les régions tropicales sont frappées de plein fouet

Les zones protégées n'arrêtent pas le braconnage

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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