Plume Labs : à quand des pigeons pour surveiller l’air des villes françaises ?

Plume Labs est une start-up française qui détermine la pollution dans l’air en se basant sur des  prévisions mathématiques utilisant des données collectées dans le monde entier. « On travaillait avec le CNRS et on avait développé un système de capteurs assez puissants pour calculer le taux de pollutions, mais il nous fallait des volontaires pour les tester dans une zone géographique précise », explique Romain Lacombe, le fondateur de l’entreprise. C’est fièrement qu’il annonce que « notre application Plume Air Report, basée sur des calculs prévisionnels, a été téléchargé plus de 100 000 fois dans 40 pays différents et plus de 300 villes ».

Désormais, Plume Labs va encore plus loin dans son projet avec la ville de Londres. Contacté par l’agence DigitasLBi spécialisée dans le domaine du digital, c’est l’idée de suivre en temps réel la qualité de l’air dans la capitale anglaise qui est née. Pour ce faire, l’idée innovante a été de faire appel à la « Pigeons air Patrol », une patrouille de pigeons équipés de capteurs pour mesurer la pollution dans les différents quartiers. Il s’agit d’ « une technologie qui permet de savoir exactement ce que l’on respire », souligne Romain Lacombe. Les oiseaux sont chargés de mesurer les niveaux d’ozone, de dioxyde d’azote et de composés organiques volatils (COV) au cours des prochains mois.  Via le site pigeonairpatrol.com, il est possible de suivre à la trace les 12 pigeons qui participent au projet, et cela en temps réel.

Parallèlement, Plume Labs recrute aussi une centaine de volontaires pour tester un nouveau système de capteurs, en le finançant eux-mêmes. Moyennant une participation de 100 à 126 euros, ils sont déjà 68 à avoir accepté de participer à l’expérience. « Les moniteurs personnels ont un vrai potentiel pour nous aider à comprendre la pollution de l’air en ville, et avec détails », précise le Docteur Audrey de Nazelle, une française qui travaille au Centre de Politique environnementale de l’Imperial College de Londres.

Vu que Plume Labs est une start-up française, on pourrait s’imaginer que les villes françaises recrutent prochainement aussi des pigeons pour surveiller la qualité de l’air. À Paris, Marseille et autres, cela serait certainement aussi très utile de connaitre plus en détail l’état de la pollution.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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