Plus de 100 scientifiques et astronautes lancent un appel pour un système de détection des astéroïdes

C’est en avertissant que les astéroïdes pourraient rayer l’humanité de la Terre que plus de 100 scientifiques appellent à la mise en place d’un système de détection des astéroïdes.

C’est mercredi soir, à l’occasion d’un événement organisé au musée des sciences de Londres, que Lord Martin Rees a lu une déclaration sur le thème de « résoudre le plus grand défi de l’humanité pour protéger nos familles et la qualité de la vie sur Terre dans le futur ».

Par cette déclaration, lui et plus d’une centaine de scientifiques et astronautes demandent aux gouvernements de se réunir dans le but d’employer toutes les technologies disponibles pour suivre les astéroïdes proches de la Terre. Ils proposent également que le 30 juin devienne la journée mondiale des astéroïdes en commémoration de la collision de Tunguska, en Sibérie, qui avait détruit 2 000 kilomètres carrés en 1908.

La déclaration faite par Lord Martin Rees indique par exemple : « Parfois, des corps célestes heurtent la Terre. C’est pourquoi nous devons faire que notre mission soit de trouver les astéroïdes avant qu’ils nous trouvent ».

Des systèmes de détection des grands astéroïdes sont déjà en place. « La NASA a fait un très bon travail pour trouver les très gros objets, ceux qui pourraient détruire la race humaine », confie l’astronaute Ed Lu. « Le problème est ceux qui pourraient détruire une ville ou frapper l’économie pour des centaines d’années ».

Le Dr Brian May, astrophysicien et guitariste de Queen, soutient également cette déclaration. « Plus nous en apprenons sur les impacts d’astéroïdes, plus il devient clair que la race humaine vit en sursis », il ajoute : « Nous sommes actuellement au courant de moins d’un pour cent des objets comparables à celui qui a frappé Tunguska. Personne ne sait quand le prochain grand va frapper. Il suffit d’un… ».
Les partenaires fondateurs de la Journée astéroïde sont Planetary Society, Astronomy Magazine, l’Association des explorateurs de l’espace, la California Academy of Sciences de Seattle, le musée du Vol de Seattle, la Mission Sentinel et Starmus.

Parmi la centaine de scientifiques, physiciens, artistes, astronautes et dirigeants d’entreprises de 30 pays qui ont signé cette déclaration, il faut souligner la présence de 38 astronautes et cosmonautes, notamment Helen Sharman, Tom Jones, Ed Lu, et Rusty Schweickart. On notera également les signatures des scientifiques Richard Dawkins, Brian Cox, Anousheh Ansari, Kip Thorne et Stewart Brand.

« Trouver précocement des astéroïdes dangereux grâce à un programme de recherche accélérée est la clé pour prévenir les futurs impacts destructeurs », déclare le Dr Tom Jones, astronaute vétéran de la navette, scientifique planétaire et président de l’Association des explorateurs de l’espace.

« Nous avons la technologie pour faire dévier des astéroïdes dangereux par le biais de frappe cinétiques et tracteurs de gravité, mais seulement si nous disposons d’années d’avertissement préalable sur leurs trajectoires », souligne pour sa part le Dr Ed Lu, trois fois astronaute avec la navette spatiale. « Maintenant nous avons besoin de la volonté d’aller de l’avant. C’est la seule catastrophe naturelle que nous savons prévenir ».

Les signataires encouragent tout le monde à se rendre sur le site asteroidday.org pour s’y inscrire dans le but de devenir un membre fondateur de la Journée astéroïde.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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