Les points d’interrogation sur le mariage Orange-Bouygues Telecom

Rien n’indique pour le moment qu’Orange va réellement reprendre Bouygues Telecom, hormis les négociations. Est-ce que ce rachat ira à son terme ? Plusieurs questions sont encore ouvertes.

On sait depuis un certain temps qu’Orange et Bouygues Telecom sont en discussion au sujet d’un éventuel mariage. Selon Stéphane Richard, le PDG d’Orange, la fin des négociations serait prévue pour la fin février, c’est-à-dire d’ici quelques semaines. Est-ce que cela va réellement déboucher sur un rachat ?

Peut-être, peut-être pas. Plusieurs points d’interrogation sont encore en suspens. Pour commencer, l’ARCEP n’est pas forcément pour ce mariage. Sébastien Soriano a clairement fait part de ses inquiétudes au sujet de ce rapprochement, rappelant au passage que le gendarme des Télécoms pourrait opposer son véto au sujet des fréquences utilisées.

La question de la concurrence est aussi ouverte. Le géant des télécoms issu de ce mariage dominerait trop le marché. Une solution serait qu’une partie des abonnés SOSH reviennent à SFR. Mais voilà, Orange dément toute intention de céder des clients à un concurrent. Passer de quatre à trois opérateurs risque par ailleurs d’avoir une incidence sur les prix, un sujet qui préoccupe l’association de défense des consommateurs l’UFC Que Choisir.

C’est pour cette raison que ce mariage à deux serait en fait un mariage à quatre vu que Free Mobile et SFR seraient directement impliqués. Selon Le Monde, le PDG d’Orange aurait d’ailleurs déjà entamé des discussions pour céder certains actifs à ses concurrents, une cession de fréquence, d’antennes et d’abonnés qui n’interviendrait qu’après la validation du mariage par l’Autorité de la concurrence.

En clair, la préparation de ce mariage est très compliquée. Elle pourrait d’ailleurs être si compliquée que le mariage ne soit finalement jamais conclu.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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