Polémique : faut-il tuer les animaux rares au nom de la science ?

Un scientifique a eu le privilège d’être le premier à pouvoir observer un martin-chasseur à moustaches mâle. L’aspect polémique de cette découverte et qu’il l’a tué pour l’étudier !

Est-ce que la science a tous les droits ? C’est ce que la question que l’observation d’un martin-chasseur à moustaches mâle pose.

Comme le rapporte l’American Museum of Natural History, pouvoir observer un martin-chasseur à moustaches est particulièrement rare. Seules deux femelles ont été vues dans les années 1920.

Dès lors, lorsque Chris Filardi, directeur de recherche à l’American Museum of Natural History, peut enfin observer un martin-chasseur à moustaches mâle au courant du mois de septembre sur une des îles Salomon, après vingt ans de recherches acharnées, est une découverte aussi précieuse qu’inédite.

Le chercheur indique que « C’était comme de trouver une licorne ». « C’est inimaginable. Vous en avez rêvé. Vous pouviez presque le sentir. Et soudain, il est là. »

Alors que le martin-chasseur à moustaches est considéré comme un « oiseau fantôme », tant son contact avec l’homme est rare, le problème est que le scientifique s’est bien gardé de mentionner qu’aussitôt découvert, l’oiseau a été tué pour être étudié !

C’est pour cette raison que la polémique gronde, divise la communauté scientifique.

« Quand le meurtre d’animaux va-t-il s’arrêter ? », dénonce le scientifique Mark Bekoff.

Le biologiste de l’Université du Colorado déclare que « Tuer au nom de la conservation, ou au nom de l’éducation ou au nom de quoi que ce soit doit cesser. C’est une erreur et cela représente un précédent horrible pour la recherche future et pour les enfants ».

Alors que l’on parle de protéger les espèces rares, cet acte a de quoi susciter de nombreuses interrogations.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentDéploiement de la fibre optique : l’Autorité de la concurrence enquête sur SFR
Article suivantF12 TDF : Ferrari rend honneur au Tour de France Automobile

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here