Popularité sur internet : la question des faux abonnés

Le récent ménage réalisé par Instagram a fait perdre des millions d’abonnés à certaines stars, mais surtout placé sous le feu des projecteurs la question des faux abonnés.

Alors que certaines personnes, notamment les stars, comptent des milliers, voire des millions d’abonnés, le récent ménage fait par Instagram a mis en évidence qu’un certain pourcentage de ces abonnés sont en fait des comptes inactifs ou des faux comptes. Si ce ménage a fait perdre des millions d’abonnés certaines stars, la vraie question est celle des faux abonnés.

En cherchant sur internet « achat de fans », on découvre que de nombreux sites proposent, bien évidemment contre paiement, de booster votre popularité sur Facebook, Twitter ou autres. Ces services sont tout autant situés en France qu’à l’étranger. Par ce biais, ils proposent des centaines ou plusieurs milliers d’abonnés.

Concrètement, ces sociétés recourent souvent à des robots pour créer des identités numériques fictives, mais pas toujours. La société française Acheter-des-fans.com affirme pour sa part que « Nos profils sont de vrais gens basés en France qui vont cliquer sur des pages ou des profils contre des petits cadeaux sur internet ».

Yannick Deslandes, le fondateur de Acheter-des-fans.com, explique que « Nos clients sont principalement des agences de communication ou des community managers dans le secteur musical qui veulent pousser des artistes débutants pour pouvoir négocier des contrats avec les distributeurs. On a aussi des avocats, des centres commerciaux et même des ONG ». Il ajoute que « J’ai eu énormément de demandes d’élus locaux durant les municipales ».

Thomas Guénoux, cofondateur de KRDS, agence marketing spécialisée dans les réseaux sociaux, explique que « C’est une pratique qui existe toujours pour les PME et ceux qui se lancent sur internet pour apparaître crédibles. Mais pour les autres, ça n’a pas grand sens, car ce que les annonceurs recherchent désormais c’est l’engagement. […] Pour les politiques comme pour les autres, le jeu n’en vaut pas la chandelle : publiez de bons contenus et l’audience suivra ! ».

Alors qu’Instagram a fait le ménage, est-ce que cette pratique est légale ? La loi ne punit pas l’achat d’une fausse notoriété sur internet. Toutefois, les conditions d’utilisation de Facebook, Twitter, YouTube et autres sont claires à ce sujet : ce n’est pas autorisé. En fait, c’est très borderline, il s’agit avant tout de ne pas se faire prendre.

Justement, pour se faire prendre, les réseaux sociaux disposent de différents outils, automatisés et humains, pour détecter et supprimer les comptes faux ou inactifs, ce qu’a typiquement fait Instagram.

D’autres sites, comme Social Bakers, Twitter Audit ou Status People, essaie d’évaluer le pourcentage de faux abonnés. Ces outils sont plus indicatifs qu’exact vu qu’il est possible qu’ils comme faux un utilisateur qui a une attitude passive alors que la personne est tout simplement excessivement passive.

Alors que ces faux abonnés enrichissent quelque part l’audience des réseaux sociaux, ce qui serait plutôt positif, le problème que ces faux abonnés plombent en fait leur réputation en les rendant moins crédibles aux yeux des annonceurs, ce qui est primordial lorsqu’on espère des retombées financières de la publicité, ce qui explique qu’ils font le ménage.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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