Pourquoi les Français doivent payer si cher les derniers smartphones ?

À l’instar du Nexus 6P vendu aux États-Unis 499 dollars, il devrait être vendu 540 euros en France en tenant compte du change et des taxes. Pourtant, il est commercialisé à 649 euros ! Pourquoi ?

Par rapport aux États unis, les clients français font figure de vache à traire. Pour s’en convaincre, il suffit d’étudier le prix des derniers smartphones.

Aux États-Unis, le dernier One A9 de HTC est par exemple vendu 399 dollars alors qu’il est proposé à 599 euros en France. Même constat avec les Nexus 5X et Nexus 6P qui sont vendus 379 et 499 dollars d’un côté de l’Atlantique, et respectivement 479 et 649 euros de l’autre côté. Pourquoi un tel écart de prix ?

Cet écart est d’autant plus inexplicable que la monnaie européenne a baissé de 20% par rapport au dollar au cours des 18 derniers mois.

Premier point à prendre en considération, les prix aux États-Unis sont donnés sans taxes vu que celles-ci divergent grandement d’un État à l’autre, de 0% dans l’Oregon à 7,5% en Californie. Comparativement, la TVA française est de 20%, sans oublier non plus la dizaine d’euros supplémentaires au titre de la rémunération pour copie privée.

En faisant le calcul pour un Nexus 6P, le prix français équivalent aux 499 dollars serait de 540 euros TTC, soit nettement moins que le prix affiché de 649 euros. Il faut donc chercher une autre explication ailleurs.

« Les entreprises calculent sans doute leurs marges en dollars et elles ajustent leurs prix pour les préserver. Certains en profitent peut-être pour les creuser », explique Christophe Blot, économiste pour l’OFCE, « c’est avant tout une affaire de marges ».

Une autre explication pourrait aussi être cherchée du côté du marché.

Aux États-Unis, le marché serait nettement plus concurrentiel qu’en Europe, ce qui pourrait signifier que les fabricants liment plus sur leurs marches outre Atlantique qu’en France.

Un autre constat est que cet écart de coût est nettement plus marqué pour les smartphones que pour les autres produits, même électronique. La raison est que le client est désormais captif, ce qui signifie qu’il est pratiquement prêt à payer n’importe quel prix.

Une réponse serait d’importer son smartphone des États-Unis. Au-delà du casse-tête logistique, les frais d’expédition, la douane et la TVA, il faudra aussi être sûr que l’appareil acheté de cette manière soit compatible avec les bandes de fréquences françaises, ce qui n’est pas forcément gagné d’avance.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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