Pourrait-on génétiquement prolonger la vie de 12 ans ?

Bloquer un gène chez une souris a permis de prolonger leur vie de 15%, soit 12 ans à l’échelle humaine.

Des scientifiques ont découvert que bloquer le gène Myc chez les souris leur permet de vivre 15% plus longtemps, sans subir aucun mauvais effet. Ce gène est important dans la division cellulaire, la croissance et, quand elle est hyperactive, dans l’apparition du cancer.

Le blocage de ce gène chez les souris a montré que leur vie était prolongée de 15%, mais aussi que cela n’a conduit au développement d’aucune condition liée au vieillissement telle que l’ostéoporose, les troubles cognitifs ou une diminution du métabolisme. Elles avaient même un système immunitaire plus sain. La seule différence constatée a été que ces souris étaient plus petites que d’habitude.

Les chercheurs de l’Université de Brown (États-Unis) pensent que le même mécanisme pourrait permettre d’améliorer la santé et la durée de vie de l’homme de 15%, soit une moyenne de 12 ans de plus.

Le Professeur John Sedivy explique : « Les animaux vieillissent nettement plus lentement. Ils maintiennent la fonction de leurs organes et tissus pour des périodes plus longues. Ces souris sont incroyablement normales hormis leur longue durée de vie. Ce qui nous marque, c’est que dans de nombreux autres modèles de longévité, comme la restriction calorique, les animaux vivent plus longtemps, mais ont aussi quelques problèmes de santé ». Il se dit optimiste que les conclusions de son étude du gène Myc mènent à une amélioration de la santé humaine et à une prolongation de la durée de vie.

Des laboratoires pharmaceutiques travaillent actuellement pour produire des médicaments qui peuvent bloquer ce gène dans le but de lutter contre le cancer. Ces médicaments pourraient également être utilisés pour lutter contre l’ostéoporose, stimuler le système immunitaire et donc aussi prolonger la durée de vie.

Alors que les précédentes études sur le prolongement de la vie ont démontré qu’il y a un prix à payer pour les quelques années supplémentaires, la désactivation du gène Myc semble à l’heure actuelle sans effet indésirable.

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