Pratiques d’Apple en matière de streaming : les autorités de la concurrence s’intéressent à la question

Ce n’est pas le service de streaming musical Apple Music qui est dans le collimateur des autorités de la concurrence américaine, mais les pratiques de la marque à la pomme vis-à-vis des applications rivales à son service.

Alors qu’Apple a récemment lancé son service de streaming musical Apple Music, la marque à la pomme propose aussi les offres concurrentes (Spotify, Deezer, Jango, Rhapsody, …) via sa boutique en ligne App Store. Alors que ce marché est très concurrentiel, c’est justement ce dernier point qui est dans le collimateur des autorités de la concurrence américaine.

Alors que toutes les offres sont relativement similaires, notamment leur prix situé aux alentours de 10 dollars, le problème est qu’Apple prélève au passage 30% de commission sur les achats numériques faits via sa plateforme, que cela soit sur le prix des applications ou le tarif des abonnements.

De fait, si Apple empoche bel et bien l’intégralité des 9,99 dollars par mois facturé pour son service Apple Music, ce n’est pas du tout le cas de Deezer, Spotify et les autres qui ne récupère que 70% des 9,99 dollars facturés, le reste étant pour la firme de Cupertino.

Alors que marges sont déjà très minces dans le streaming musical, la manière de procéder d’Apple oblige la concurrence à soit rogner sur ses marges, soit augmenter ses prix au risque de ne plus être concurrentiel. Cette situation n’a pas échappé à la Federal Trade Commission (FTC).

Bien qu’aucune enquête ne soit pour le moment officiellement ouverte contre Apple pour ses pratiques en matière de streaming musical, la FTC a déjà commencé à se pencher sur la question, c’est ce qu’affirment trois sources. La commission aurait déjà rencontré plusieurs acteurs de ce dossier.

Pour l’heure, ni la FTC, ni Apple n’ont souhaité d’exprimer sur les pratiques « anticoncurrentielles » de la firme de Cupertino en matière de streaming musical.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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