Publicité : est-ce qu’Adblock Plus rackette les annonceurs ?

Selon certaines rumeurs, Eyeo prélèverait jusqu’à 30% des revenus publicitaires des sites qu’Adblock Plus ne bloque pas, ce que certains n’hésitent pas à qualifier de racket.

Eyeo, l’éditeur du bloqueur publicitaire Adblock Plus, est au centre de la polémique depuis plusieurs jours. Cela a commencé lorsque le Financial Times a révélé que l’éditeur aurait passé des accords avec les principaux acteurs américains de la publicité que sont Amazon, Google, Microsoft ou encore Taboola pour afficher leurs pubs.

D’après plusieurs médias allemands, le montant de ces accords s’élèverait à plusieurs dizaines de millions d’euros, une trentaine de millions avancent certains. Selon un annonceur qui a rencontré les équipes d’Eyeo, l’éditeur d’Adblock Plus exigerait jusqu’à 30% des revenus publicitaires générés !

Cette exigence d’Eyeo est interprétée par de nombreux éditeurs comme étant un véritable racket. En Allemagne, plusieurs n’ont pas hésité à porter plainte contre la société. Aucune requête du même genre n’a encore été déposée en France, ce qui n’empêche pas le GESTE d’étudier une action du même genre contre Eyeo.

Alors que la polémique gronde autour d’Adblock Plus, Frederic Filloux, directeur général du groupe Les Echos, souligne qu’une grande responsabilité dans le développement de cette situation incombe aux annonceurs et leurs agences qui ont multiplié des formats publicitaires inadaptés et intrusifs, ce qui a conduit à l’accélération de l’usage des adblocks.

Par le biais de différentes technologies, comme le réencryptage des URL proposé par exemple par la startup Secret Media, des solutions commencent à sortir pour contourner le blocage publicitaire des adblocks.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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