Quel gouvernement se cache derrière le spyware Careto ?

Selon les chercheurs du Kaspersky Lab, le spyware Careto sévirait depuis 2007. Le plus inquiétant serait qu’un État serait l’instigateur de ce spyware complexe.

Connu sous le nom de Careto, ou The Mask, ce logiciel espion complexe a attaqué 31 gouvernements dans 31 pays. Selon un communiqué de Kaspersky Lab publié ce lundi, Careto infecte les ordinateurs, mais est aussi capables d’infecter des smartphones et tablettes numériques, tant sous iOS qu’Android.

Dévolu au cyberespionnage, ses principales cibles semblent être les gouvernements et les missions diplomatiques, les entreprises du secteur énergétique, les organismes de recherche, les établissements financiers ou encore les structures politiques. Concrètement, Careto intercepte tous les canaux de communication (internet, clavier, Skype, etc.) afin d’en extraire les informations essentielles.

Alors ce logiciel malveillant est furtif, la détection de Careto est très complexe, particulièrement en raison de ses fonctionnalités intégrées et de ses modules additionnels.

Selon Kaspersky Labs, le niveau de qualification requis par un tel logiciel d’espionnage implique une campagne d’un État, les compétences nécessaires étant supérieures à celles de simples cybercriminels. Le plus étrange pourrait être le fait que Caret semble parler espagnol… ce qui est inhabituel.

Pour finir, avec 384 cibles infectées, le Maroc est le pays le plus touché, loin devant le Brésil (137), le Royaume-Uni (109), la France (53), l’Espagne (51), la Suisse (33), la Libye (26) et les États-Unis (22).

Kaspersky Lab découvre « The Mask », l’une des campagnes de cyberespionnage les plus avancées jamais découvertes à ce jour
Kaspersky Lab : le Maroc, 1re victime au monde du virus-espion Careto

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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