Quiz de la journée de la Terre : la face cachée de cette journée écologique

Le 22 avril, Journée mondiale de la Terre, est l’occasion de célébrer l’écologie. En fait, il faut surtout souligner sa face cachée.

C’est sou l’égide du sénateur américain Gaylord Nelson que la première Journée de la Terre est organisée le 22 avril 1970. Pour l’occasion, quelques dizaines d’étudiants américains proposaient des projets de sensibilisation à l’environnement. Quelques années plus tard, ce même rendez-vous annuel réunissait plusieurs centaines de millions de sympathisants à travers le monde.

Malheureusement pour notre planète, ce mouvement s’est rapidement essoufflé. Il faut dire que malgré la mobilisation, la Terre n’a pas cessé d’aller de plus en plus mal avec le réchauffement climatique qui ne cesse de s’accélérer, sa biodiversité qui disparait, les catastrophes climatiques qui se succèdent, les océans qui se vident de leurs poissons, les fruits et légumes qui sont bourrés de pesticides, les OGM qui sont cultivés, les fleuves et prairies qui sont de plus en plus bétonnés, les nappes phréatiques qui se gorgent de nitrates, etc. Au final, à quoi a servi cette Journée de la Terre ?

En France, c’est en 1990 que cette Journée de la Terre arrive à l’initiative d’une productrice de télévision. Le 22 avril 1990 reste d’ailleurs la plus grande manifestation verte en France, avec des centaines d’événements.

En France, comme ailleurs, la Journée de la Terre s’essouffle, puis disparaît.

En 2015, pour les 45 ans de sa création, elle renaît de ses cendres avec un happening d’envergure mondiale. Google en fait par exemple un doodle mondial. Le moteur de recherche propose le « Quiz de la journée de la Terre » pour nous sensibiliser aux espèces animales menacées.

De leur côté, la chanteuse Gwen Stefanimais, mais aussi David Usher et Mary J. Blige, vont se rassembler près du monument de Washington pour exiger des mesures concrètes afin de lutter contre les changements climatiques.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président de la Banque mondiale et le chanteur Chris Martin prononceront un discours.

À l’occasion de cette journée, la NASA demande à chacun d’envoyer une photo ou une vidéo de son endroit préféré sur Terre.

Si toutes ces initiatives sont louables, elles ne vont pourtant pas changer grand-chose. En effet, les industriels récupèrent aussi cette journée à leur profit. Ainsi, Philips lance une lampe LED de 60 watts qui économise l’énergie, Apple propose une section spéciale Earth Day 2015 dans son Apple Store pour valoriser ses produits faisant la promotion de l’environnement, etc.

Mais la réalité, c’est qu’Apple se préoccupe bien peu d’écologie en faisant fabriquer ses iPhone et autres appareils en Chine. On peut dire la même chose de Google avec son « Quiz de la journée de la Terre » qui nous fait oublier qu’internet et la mobilité est en fait un gouffre énergétique et une course à la consommation, tout comme Philips avec sa lampe qui n’est en fait qu’un moyen de faire de la pub pour un produit de consommation.

Au final, que cela soit les gens, les entreprises, les médias ou autres, tout le monde en parle, tout le monde fait des propositions, tout le monde fait des promesses, mais rien de change véritablement.

Pour nous consoler de cette situation inextricable, il nous reste à faire le « Quiz de la journée de la Terre », car lui nous donnera un semblant de sourire face à notre planète qui est devenue et restera un fiasco écologique.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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