Rachat de SFR : les méthodes peu orthodoxes de Bouygues

Alors que les médias ont déjà passablement relayé les tentatives du groupe Bouygues pour tenter de faire infléchir le dossier du rachat de SFR en sa faveur, c’est au tour de Vivendi de présenter son point de vue.

Alors que le rachat de SFR n’aurait pu être qu’une simple acquisition, les beaux discours de Martin Bouygues ont fait que ce dossier soit ouvertement déballé sur la place publique, en tout cas ce que les protagonistes voulaient bien nous faire comprendre.

Si les groupes Bouygues et Altice ont déjà bien utilisé la presse, c’est désormais au tour de Vivendi de présenter son point de vue. C’est ainsi que Henri Lachmann, président du comité ad-hoc chargé d’examiner les offres de rachat, évoque les manœuvres du groupe BTP.

C’est par exemple en disant qu’« il n’y a pas de mots assez durs pour condamner le lobbyisme de Bouygues », que Henri Lachmann qualifie les méthodes extrêmes employées, avec le soutien des pouvoirs publics.

De la même manière, il dénonce l’ostracisme de l’establishment politique français qui n’a pas hésité à descendre en flèche le patron d’Altice pour le simple fait qu’il vit en Suisse et qu’a holding est localisée au Luxembourg.

Alors que le duo Bouygues-pouvoirs publics a tout tenté jusqu’à présent pour retourner le doser à son avantage, reste à savoir ce qui va se passer avec l’Autorité de la concurrence qui doit encore donner son aval. Est-ce que les pressions sont et seront toujours aux rendez-vous ?

Une chose est en tout cas certaine, ce dossier purement économique a pris une tout autre tournure depuis que Martin Bouygues y a mélangé la politique. D’ailleurs, est-ce une bonne chose que la politique se mêle de tout ?

Rachat de SFR, les méthodes de Bouygues dénoncées
Rachat de SFR, les méthodes de Bouygues dénoncées

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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