Réalité virtuelle : la médecine a adopté cette technologie

Que cela soit pour traiter des phobies, aider à résoudre des problèmes d’obésité, faire de la rééducation ou autres, la réalité virtuelle est une technologie qui a d’ores et déjà été adoptée par la médecine.

Le salon des Technologies et Usages du Virtuel, organisé en Mayenne, est l’occasion de découvrir que le domaine de la santé semble s’être approprié la réalité virtuelle comme nouvel outil thérapeutique.

Des études menées depuis une dizaine d’années ont prouvé qu’associer une thérapie cognitive classique avec l’usage d’un casque de réalité virtuelle donnait de meilleurs résultats et en moins de temps. « L’anxiété peut être réduite chez les patients qui en sont victimes en les exposant à des stimuli liés à leurs phobies dans des environnements virtuels thérapeutiques dérivés des jeux informatiques », explique ainsi Stéphane Bouchard, titulaire de la chaire de recherche du Canada en cyberpsychologie. « Grâce au casque, des personnes sujettes au vertige sont capables de sauter virtuellement dans un gouffre à plusieurs reprises et ne sont ensuite plus attirées malgré elles par le vide dans la vie réelle », explique-t-il.

Cet enjeu est énorme alors que les phobies spécifiques toucheront 11,3% de la population, au cours de son existence, dans un pays tel que les États-Unis.

Marine Teffou, de l’IRCAM, a de son côté travaillé avec le Trinity College de Dublin, pour concevoir un simulateur de foule destiné aux agoraphobes. Des tests cliniques sont en cours de préparation pour notamment soulager des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, qui souffrent souvent de cette phobie.

En une semaine de traitement, le Pr Andreas Mühlberger, de la faculté de psychologie de Regensburg en Allemagne, arrive à ce que ses patients, traités par le biais de la réalité virtuelle, touchent des mygales vivantes.

En créant 14 environnements virtuels différents, Georgina Cardenas-Lopez, docteure en psychologie de l’université de Mexico, utilise la réalité virtuelle pour lutter contre l’obésité chez des adultes âgés de 18 à 50 ans, ayant déjà échoué lors d’un programme de remise en forme. « Nous les mettons en situation dans des lieux où ils doivent exercer un contrôle sur eux-mêmes comme un magasin de friandises, mais aussi une galerie commerciale où ils sont confrontés au regard des autres ». « Nous avons constaté par rapport au traitement normal une perte supplémentaire de kilos représentant entre 15% et 20% du poids de départ du patient ».

Franck Assaban, directeur général de Virtualis et kinésithérapeute, utilise la réalité virtuelle pour traiter les vertiges et les troubles de l’équilibre. « Nous offrons un gain de coût et de place très fort au niveau du matériel tout en étant plus efficient ».

La filiale française de la société américaine Eon Reality a pour sa part présenté une solution qui permet d’identifier et de replacer les organes dans un corps représenté sous la forme d’un squelette, un bon exercice pour les aspirants étudiants en médecine.

Avec tous ces exemples concrets, il est désormais clairement établi que la réalité virtuelle a déjà trouvé un premier débouché pratique : le domaine de la médecine et de la santé. D’autres domaines seront bien évidemment également concernés.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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