Le réchauffement climatique pourrait condamner le café

Si la situation du réchauffement climatique ne s’améliore pas, le café pourrait disparaître à moyen terme. C’est le signal d’alarme tiré par le Climate Institute.

Le réchauffement climatique pourrait être catastrophique pour des pays comme le Burundi, l’Éthiopie ou le Nicaragua. Dans ces pays, l’exportation du café représente respectivement 59 %, 33 % et 17 % des recettes. Justement, le dernier rapport du Climate Institute tire la sonnette d’alarme en expliquant que les changements climatiques, s’ils continuent sur la trajectoire actuelle, pourraient condamner la moitié des terres agricoles mondiales favorables à la culture de café d’ici 2050 au point qu’il ne pourrait plus y avoir de café cultivé naturellement en 2080.

La culture de la fève de café pourrait donc avoir un impact majeur sur l’économie de certains pays, avec surtout une répercussion catastrophique pour les quelque 120 millions de personnes qui vivent de cette économie dans le monde, notamment dans les pays pauvres. « De plus en plus de phénomènes météorologiques extrêmes dans les principales régions productrices de café semblent sur le point de créer des pénuries d’approvisionnement, et des conditions plus chaudes vont altérer la saveur et de l’arôme. Même le café instantané est susceptible d’être durement touché dans un monde où la température globale a augmenté de 3 °C ou plus », explique le rapport du Climate Institute.

« À l’avenir, il est difficile d’imaginer les prix à la consommation autrement que durement touchés par le déclin à long terme prévu dans les zones de culture, et d’autres impacts d’un climat de plus en plus hostile », indique encore le document. Ce rapport tire vraiment la sonnette d’alarme.

Un réchauffement climatique qui aurait plusieurs impacts sur le café

Le rapport du Climate Institute explique que la seule élévation de la température due au réchauffement climatique ne sera pas le seul impact négatif pour le café. Si les terres propices à cette culture sont menacées par la hausse des températures, elles le sont aussi par la prolifération des parasites et des champignons à cause du réchauffement.

Une conséquence pourrait être que la production de café se déplace loin de l’équateur. Dans ce cas, c’est la déforestation qui menacera les nouvelles zones de culture. Le constat est qu’un problème localisé dû au réchauffement climatique peut en engendrer un autre ailleurs par effet domino.

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