Réchauffement climatique : la justice climatique pourrait tout faire capoter

Est-ce que les États du monde entier sont capables de se mettre d’accord pour trouver un consensus au sujet du réchauffement climatique ? Oui vu que tout le monde semble acquis à l’idée. Mais dans les faits, c’est un non qui se profile déjà à l’horizon.

La conférence de Paris sur le réchauffement climatique devrait normalement déboucher sur un accord global demandant à chaque pays de proposer un plan pour réduire ses émissions, des propositions qui seront juridiquement contraignantes lorsqu’elles seront adoptées. Vu que tous les États ont pris conscience de l’urgence de la situation, cette démarche a de bonnes chances d’aboutir.

En fait, pas forcément. En effet, les 130 pays en développement, dont l’Inde et la Chine, ont viennent de montrer un esprit de rébellion en réclamant de la justice climatique.

Qu’est-ce que la justice climatique ?

Alors que le monde court à sa perte, qui est responsable de ce désastre ? Pour les pays en développement, ce sont clairement les pays développés, les États-Unis et l’Europe en tête. La question a toute son importance lorsqu’il va s’agit de parler d’équité et de financement.

En effet, la réponse à cette question indique qui a la responsabilité du réchauffement de la planète et qui doit payer pour le réduire. Bien évidemment qu’il ne s’agit pas d’un seul pays, mais d’une responsabilité partagée.

C’est à ce stade que la justice climatique entre en scène : combien doivent réduire chaque pays ?

Eh oui. Même si les États-Unis décident de réduire de moitié leurs émissions, la réalité est que les émissions restantes par habitant seront nettement supérieures à celles produites par un pays en développement, sans que celui-ci fasse la moindre réduction.

Dès lors faudrait-il que tout le monde réduise ses émissions ? Bien évidemment que oui en signe de solidarité avec la planète, une décision qui serait contraire à la justice climatique.

L’Inde par exemple, qui consomme 15 fois moins d’énergie par habitant que les États-Unis, devrait réduire ses émissions de carbone. De combien pour que cela soit équitable ? Et qui paiera la facture ?

En effet, si le pays de l’Oncle Sam peut réduire ses émissions sans prétériter ses habitants, ce n’est pas le cas de l’Inde où de très nombreuses personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour, n’ont pas accès aux installations sanitaires de base, etc.

Les pollueurs devraient faire plus d’efforts

Pour résoudre le problème de la justice climatique, il faudrait que les pays les plus pollueurs fassent plus d’effort que les autres. Une telle décision signifierait qu’ils mettraient en péril leur économie florissante qui est faite justement sur le dos des pays moins développés.

Est-ce qu’ils peuvent se permettre de ralentir leur croissance ? Bien évidemment que non. Dès lors, la seule conclusion que l’on puisse déjà faire est que les accords sur le changement climatique seront de toute manière un échec, vu qu’une notion d’équité ne sera pas appliquée.

Et oui, pour être équitable, il faudrait que les émissions autorisées soient pour tout le monde la même chose, c’est-à-dire un quota par habitant. Mais comme l’Inde n’utilise que 7% de son quota alors que les États-Unis en utilisent

Sans justice climatique et sans équité climatique, un accord sera peut-être conclu à Paris. Mais que vaudra-t-il dans le temps ? Pas grand-chose. Car sans justice et équité, le conflit guette.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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