La reconnaissance faciale de Facebook ne plait pas à la justice

Si Facebook est capable de reconnaitre que la photo publiée de votre amie Marie est bel et bien celle de Marie, c’est parce que le réseau social utilise une technologie de reconnaissance faciale. Celle-ci scanne toutes les images mises en ligne où apparaissent des personnes déjà identifiées. Son but est d’alimenter une base de données contenant une sorte de profil biométrique des visages connus. C’est de cette manière que le système peut reconnaitre quelqu’un sur un cliché et proposer son nom dans les identifications possibles.

En raison des craintes suscitées par cet outil au sujet du respect de la vie privée en Europe, Facebook a déjà bloqué son emploi sur le Vieux Continent en 2012. Ailleurs dans le monde, il est toujours actif.

C’est ainsi que trois utilisateurs américains ont décidé de poursuivre en justice le réseau social pour avoir « collecté secrètement et sans leur consentement des données biométriques dérivées de leur visage ». Ils ont eu une bonne idée de lancer cette plainte civile vu que le juge de San Francisco James Donato vient de leur donner raison en estimant recevables leurs plaintes. Il écrit dans sa décision de justice que « Le tribunal accepte comme vraies les allégations des plaignants selon lesquelles la technologie de reconnaissance faciale de Facebook comprend un scan de la géométrie faciale faite sans le consentement des plaignants ». Le document mentionne également que leur demande de dédommagements est « plausible ».

Facebook a bien évidemment tenté de s’opposer à ce verdict en avançant que le dispositif en place cherche simplement à améliorer son système d’identification des photos. Cet argument n’a pas tenu devant le juge vu que le recours a tout bonnement été rejeté.

En réponse à cette décision de justice, le réseau social a promis qu’il allait se défendre « vigoureusement ». Il souligne aussi le fait que la fonctionnalité incriminée peut être désactivée.

La reconnaissance faciale, mais aussi la collecte de données biométriques faites par Facebook dans le collimateur de la justice

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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