Reconnaissance faciale : MasterCard s’y met aussi

C’est par le directeur du développement chez MasterCard, Ajay Bhalla, que l’information a été transmise sur les ondes de la CNN : le géant américain des cartes de crédit va tester la reconnaissance faciale comme moyen de paiement.

Le concept d’application s’effectuera via le selfie sur les Smartphones (BlackBerry, Apple, Google, Samsung, etc.). Ainsi après des essais infructueux tentés par Google et Alibaba (e-commerce), voici que MasterCard se jette aussi dans une tentative de reconnaissance faciale. Dans un premier temps, l’opérateur des paiements par cartes de crédit, testera son application de paiement par selfie auprès d’un échantillon de 500 clients MasterCard, et selon les résultats de ces essais, il sera diffusé à plus grande échelle auprès de ses adhérents.

Concept sécurisé et inviolable ?

Selon les explications fournies par MasterCard, le facteur sécurisation du paiement par selfie reste le premier souci pour le groupe américain ; en effet, par les temps qui courent, et au vu des antécédents en termes de fraudes sur les cartes de crédit et moyens de paiement à distance, la question de l’inviolabilité doit primer sur toute autre considération. Des assurances sont données à ce sujet : au moment du paiement, le client se prendra en photo, qui une fois transmise sera analysée et comparée à la photo du client stockée dans les bases de données de son compte ; Et afin d’éviter le risque de fraude, notamment pour s’assurer qu’il s’agit de la personne réelle qui est prise en selfie et non une photo utilisée à cet effet, le client devra cligner des paupières au moment de la prise du cliché ! Pour renforcer davantage l’assurance d’un système antifraude des plus efficients, MasterCard envisage en plus une reconnaissance digitale et/ou vocale (des empreintes digitales et un pré enregistrement vocal du client seront auparavant déposés dans la base de données de l’organisme de paiement). Bref, MasterCard précise que toutes les hypothèses sont sur la table, et aucune ne sera délaissée du moment que les verrous sont à toute épreuve pour mieux sécuriser les paiements et contrer les tentatives de fraudes.

Le dernier problème qu’il faudra résoudre avec la CNIL le moment venu concerne la protection des données et informations recueillies auprès du client et sauvegardées dans des bases de données dont il faudra prouver l’inviolabilité et leur non-exploitation à d’autres fins non révélées. MasterCard assure que toutes les informations et données enregistrées sur le client (photos, empreintes digitales et vocales, etc.) seront inexploitables, dans la mesure où elles seront toutes codifiées dès leur introduction dans la base de données. Permettez-nous d’être vigilants sur cette dernière affirmation, surtout avec cette nouvelle génération de fraudeurs numériques ! Ils font preuve d’un génie remarquable pour faire sauter les verrous de sécurité informatique, les uns après les autres. Avec eux, les ingénieurs en numérique jouent… au chat et à la souris.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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