Réseaux sociaux : la censure selon Instagram

En interdisant une longue liste de mots-clés à ses utilisateurs, Instagram pratique une certaine censure. Sur quoi porte-t-elle ?

Alors qu’on pourrait imaginer que tous les hashtags, ou mots-clés seraient autorisés sur Instagram, la réalité des faits prouve que c’est loin d’être le cas. C’est ainsi que le blog The Data Pack livre une liste des termes censurés. Voici un petit tour d’horizon de ce qui est censuré :

Pour commencer, toutes les recherches sur du contenu sexuel retourneront « No tag found » (« Aucun marqueur trouvé »). Cela signifie que les hashtags #sex, #porno, #ass, #boobs et autres sont censurés. Ce bannissement du sexe s’aligne simplement sur la politique de Facebook.

Le racisme est également censuré avec des mots-clés comme #whitepower ou #nazi qui ne sont pas autorisés.

Histoire de se protéger, des hashtags comme #instagram ou #iphone n’ont pas lieu d’être, également banni, car considérés comme trop génériques, donc n’apportant pas de plus-value aux utilisateurs. Dans ce sens, il faut y ajouter d’autres mots-clés comme #popular, #photography et #popularlarge, tout aussi interdits, car ne servant qu’à faire monter les audiences.

Il faut encore ajouter les comportements dangereux aux éléments censurés, comme par exemple #proanorexia, #loseweight, #thinspiration et autres. Cette interdiction vise à protéger les utilisateurs.

Comme toutes les règles, les exceptions existent et il en va de même avec cette censure. La frontière est ainsi atteinte avec les langues. Si le multilinguisme est une bonne chose pour un réseau social planétaire, cela pose le problème des hashtags dans toutes les langues. C’est ainsi que si #boobs est bel et bien censuré, #seins, #titens ou encore #teta renvoient à de nombreuses photos, comme #cul, #populaire, #anorexie ou #magersucht sont tout aussi valables.

Pour finir, il faut préciser que les termes censurés incluent les hashtags contenant ces mots, même s’ils ne font pas référence au même genre de contenu, comme les Sex Pistols par exemple.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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