Robot Philae : son réveil, un pas de 20 ans dans le futur

C’est depuis samedi dernier que Philae envoie des signaux, signe que le robot européen qui est posé sur la comète Tchouri est réveillé. Si l’engin peut recommencer à travailler, cela sera un gain de 20 ans en termes de recherches spatiales, le temps d’envoyer un autre robot explorateur.

Pour expliquer le réveil de Philae, les chercheurs disent que son réveil a été possible grâce au rechargement des batteries du robot qui fonctionnent à l’énergie solaire. Autrement dit, les panneaux solaires de l’atterrisseur reçoivent désormais suffisamment d’énergie pour recharger les batteries, ce qui est normal vu que la comète Tchouri se rapproche du soleil.

Pour l’instant, le temps de transmission avec Philae ne permet pas de lui envoyer des ordres pour relancer l’exploitation scientifique. La priorité est donc de mieux positionner Rosetta, la sonde européenne qui est en orbite et qui fait office de relai entre Philae et la Terre.

Les chercheurs travaillent d’arrache-pied pour trouver une solution qui soit un compromis garantissant de meilleures communications avec Philae tout en garantissant une orbite sans danger pour Rosetta alors que Tchouri devient de plus en plus active, donc dangereux pour la sonde. Il va s’agir de modifier l’orbite de la sonde et si possible de la rapprocher autant que possible pour favoriser la transmission des signaux.

Alors que Philae était en hibernation depuis sept mois, c’est le rapprochement du soleil qui a permis de lui fournir plus d’ensoleillement, donc une énergie suffisante pour se réveiller. Vu que la comète va continuer à se rapprocher de notre soleil, l’ensoleillement ne va que s’améliorer, ce qui donnera de plus en plus d’énergie au robot.

À l’heure actuelle, l’ESA indique que la puissance électrique produite par les panneaux solaires durant une journée sur la comète, soit pendant 12 heures, varie de 13W au lever du jour à 24W au moment où l’ensoleillement est maximum, une puissance qui sert bien évidemment à recharger les batteries du robot. Vu que l’ensoleillement va augmenter, la puissance captée sera plus importante, ce qui permettra de stocker plus d’énergie pour le bon fonctionnement de Philae.

Mais là encore un problème subsiste, les panneaux solaires de Philae sont pour le moment éclairés durant 135 minutes alors que les transmissions sont activées que si la puissance est de 19W, ce qui explique aussi la brièveté des communications.

De fait, le rapprochement du soleil devrait permettre un allongement de l’ensoleillement, ce qui allongera aussi le temps de communication de Philae.

Alors que les panneaux solaires avaient été orientés avant que Philae se mette en hibernation, une des hypothèses à envisager serait peut-être de modifier leur orientation pour optimiser leur éclairement. Mais à cette question, ce sont les ingénieurs de l’ESA qui devront trouver une solution optimale.

Une chose est certaine, c’est que tout le monde a l’espoir que Philae recommence au plus tôt ses travaux d’exploration de la comète, ce qui éviterait de devoir attendre 20 ans, le temps nécessaire à envoyer une autre mission similaire.

Alors que Tchouri se rapproche du soleil, Philae s’expose aussi à un risque de surchauffe de ses équipements. À ce sujet, les scientifiques se veulent optimistes en considérant que le robot ne risque rien, en tout cas pour le moment, vu que l’énergie captée par les panneaux solaires et pour l’heure très loin de son maximum.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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