Robotique : allons-nous les aimer ?

L’homme a tendance à développer de l’empathie pour tout ce qui l’entoure. Cela signifie que nous pourrons aussi aimer les robots !

C’est le psychanalyste Serge Tisseron, auteur de l’ouvrage « Le jour où mon robot m’aimera. Vers l’empathie artificielle » (Editions Albin Michel), qui le dit, l’homme a tendance à développer de l’empathie pour tous les objets qui l’entourent, y compris vis-à-vis des robots.

Selon lui, cette empathie n’est pas un phénomène nouveau. Et avec le développement des robots, nous ne pouvons désormais plus cacher le même genre de sentiment. Pour le psychanalyste, il ne faut pas avoir honte d’un tel sentiment.

Il souligne que l’apparence du robot n’est qu’un rôle secondaire dans l’empathie suscitée chez l’humain. Il cite par exemple R2D2, le très populaire robot de Star Wars qui a une forme de tonneau à roulettes, où les robots démineurs qui reçoivent des prénoms des soldats tellement ils y sont attachés.

Cet attachement pour les robots se retrouve aussi dans les sentiments déclenchés chez les internautes lorsqu’ils ont appris ce qu’il était advenu de Hitchbot, le robot auto-stoppeur qui a été démembré.

Mais ce qui est important aux yeux de Serge Tisseron, c’est que nous restions conscients que les robots restent des robots, qu’ils sont des machines qui sont constamment reliées à leur concepteur par internet et qu’elle enregistre tous nos faits et gestes en permanence, ce qui est quelque part « une menace grave sur notre vie privée ».

Le risque est d’autant plus important qu’internet et le smartphone ont déjà modifié notre psychologie, preuve que la technologie, donc pourquoi pas les robots, peut changer notre comportement.

C’est pour cette raison que Serge Tisseron a écrit son livre « Le jour où mon robot m’aimera. Vers l’empathie artificielle », en guise de signal d’alarme, mais aussi pour donner des pistes de réflexion sur notre cohabitation avec les robots.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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