Robots : sont-ils réellement dangereux ?

En déclarant que « Le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à la race humaine », l’éminent astrophysicien Stephen Hawking a relancé le débat de la dangerosité des robots.

De Terminator à Interstellar, les machines sont souvent décrites par la science-fiction comme étant supérieures à l’être humain, sans oublier le fait qu’elles peuvent même s’en prendre à l’homme. Dès lors, lorsque l’éminent astrophysicien Stephen Hawking déclare que« Le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à la race humaine », de tels propos par une telle sommité font bien évidemment réfléchir.

À l’instar de Pepper, ce robot de 1,20 m de haut et pesant 28 kg conçu par la société française Aldebaran, il est vrai que les robots ont fait d’immenses progrès ces dernières années. Pepper et par exemple capable de vous serrer la main, de danser, de vous faire la lecture, de discuter avec vous et même de deviner vos émotions en vous regardant. Alors que c’était de la science-fiction de croire qu’un robot humanoïde soit un jour suffisamment intelligent pour qu’il puisse communiqué de manière intelligible, des entreprises telles que Softbank et Nestlé ont par exemple décidé d’utiliser des robots Pepper dans leurs boutiques japonaises, preuve des immenses progrès effectués en la matière.

Plus que la simple technologie de ces robots, c’est aussi l’intelligence artificielle qui les anime qui est à mettre en exergue, comme le fait qu’ils puissent vous battre à pierre-feuille-ciseaux ou s’apprendre mutuellement des choses.

Pour l’intelligible convaincu Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google, il est certain que les machines égaleront l’homme d’ici 2030. Par ailleurs, il estime aussi que quinze ans plus tard, les ordinateurs seront un milliard de fois plus puissantes que l’ensemble des cerveaux humains présents sur Terre.

À l’instar de Pepper, Nao ou Asimo, les robots humanoïdes se veulent de véritables auxiliaires de vie capable d’assister les humains au quotidien. Cela n’empêche pas d’autres robots de déjà remplacer l’être humain dans les chaines de production ou dans la grande distribution en étant plus rapide donc plus performant que des salariés en chair et en os. Les machines arrivent également dans d’autres genres d’entreprises, comme dans les rédactions, comme l’agence Associated Press, où elles remplacent des journalistes. De fait, la prestigieuse université d’Oxford estime que ce sont 702 métiers qui sont directement menacés par les robots, notamment près de la moitié du marché du travail des États-Unis.

La menace est donc belle et bien réelle d’autant plus qu’Eugene Goostman a réussi à se faire passer pour un garçon ukrainien de 13 ans, au cours d’une conversation de cinq minutes, auprès de 30% de ses interlocuteurs. Malgré le fait que les résultats de ce test d’intelligence artificielle de Turing soient très controversés, cela n’empêche pas d’imaginer que les progrès en la matière vont se poursuivre au point que la machine finira par se faire passer pour un humain, sans discussion possible.

Malgré tous ces progrès, l’intelligence humaine restera certainement largement supérieure à celle d’un robot encore pour de nombreuses années par le simple fait que le cerveau humain est doté de merveilleuses capacités telles que l’apprentissage, la pluridisciplinarité, etc., une complexité qu’une machine n’est pas prête d’égaler.

De fait, les propos de Stephen Hawking sont certainement prémonitoires, mais pas pour tout de suite.


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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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