Roland Moreno : l’inventeur de la carte à puce n’est plus

L’inventeur français de la carte à puce, Roland Moreno, est décédé dimanche d’une embolie pulmonaire.

Roland Moreno est un autodidacte d’une extraordinaire humilité dont les inventions ont bouleversé le quotidien des utilisateurs de cartes bancaires. Il est décédé le dimanche 29 avril dernier d’une embolie pulmonaire.

Pour ceux qui le connaissaient, le côté foutraque de son bureau était une de ses particularités. C’est bien pour cela qu’il est l’auteur de deux livres : « Théorie du bordel » et « Victoire du bordel ambiant ».

Pour toute la communauté technologique, c’est une perte notoire.

Xavier Niel, créateur de Free : « C’était un vrai Géo Trouvetou moderne, toujours sur un projet… ».

Jean-Louis Gassée, créateur du premier bureau d’Apple en France : « Je n’imagine pas ne plus lire les billets de son blog deliro.net ».
Jean-Michel Billaut, créateur de la cellule de veille l’Atelier BNP Paribas : « Roland a été l’un des pionniers français de l’économie numérique qui, maintenant, s’étend dans tous les secteurs… ».

André-Yves Portnoff, directeur de recherche à Futuribles : « La mort de Roland me marque. Je l’ai cité comme exemple dans mes conférences et mes publications pour expliquer que l’innovation n’est pas une conséquence de la recherche ». Il ajoute encore : « C’est rendre hommage à Roland que de crier à nos dirigeants d’arrêter de mener une politique absurde et désastreuse qui confond la recherche et l’innovation. Résultat, on finance de la recherche, des formations, des start-ups qui se font soit étouffer par les gros, soit racheter par nos concurrents. Combien de Roland Moreno ont été étouffés ? »

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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