Rosetta accompagne Tchouri au passage de son périhélie

Mercredi, à 02H03 GMT, la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko a atteint son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil. La comète était accompagnée de la sonde européenne Rosetta.

Comme l’indique l’Agence spatiale européenne (ESA), c’est mercredi, à 02H03 GMT que la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko a atteint son périhélie, c’est-à-dire le point de son orbite le plus proche du Soleil.

Pour ce passage, Tchouri était accompagné de la sonde européenne Rosetta. Le robot Philae lui a d’ailleurs tweeté un message pour dire : « We’re at #67P #perihelion2015 !!! I do hope @ESA_Rosetta is doing well up there! » (« Nous sommes au #périhélie2015 de #67P !!! J’espère que @ESA_Rosetta va bien là-haut ! »).

Maintenant que le périhélie est passé, la comète commence à nouveau à s’éloigner du Soleil, pour une orbite qui va durer six ans et demi.

Le périhélie est un moment important. En étant le point le plus proche du Soleil, il signifie aussi le plus d’ensoleillement pour la comète, donc un réchauffement qui se traduit par une grosse activité, de violents jets de gaz et de poussières. Il n’est d’ailleurs pas prévu que ces éjections se calment avant plusieurs semaines, voire même plusieurs mois.

Il faut en effet que la comète absorbe la chaleur, ce qui va prendre encore un certain temps pendant lequel elle va encore accroitre son activité, avant de commencer à se refroidir et pouvoir se calmer.

La chance des scientifiques est que la sonde Rosetta a pu observer tout le processus de montée en température de Tchouri depuis son arrivée à ses côtés en août dernier, assister au passage du périhélie, et maintenant encore accompagner la comète jusqu’en septembre 2016.

L’inconnue Philae

La situation est par contre plus préoccupante pour Phiale. Après un atterrissage mouvementé, le robot a pu travailler pendant une soixantaine d’heures avant de devoir se mettre en hibernation, à court d’énergie.

Lorsque le robot a repris contact, au courant du mois de juin, tous les espoirs étaient permis pour que l’atterrisseur posé à la surface de 67P/Tchourioumov-Guérassimenko puissent recommencer ses expérimentations. Malheureusement, il n’a plus donné signe de vie depuis le 9 juillet.

En raison des éjections de gaz et de poussière, la position du robot a certainement bougé, ce qui l’empêche peut-être de communiquer ou d’avoir de l’énergie solaire.

Alors que la comète s’éloigne du Soleil, le problème de son énergie va justement se poser.

L’espoir, c’est que lorsque l’activité de Tchouri se sera un peu calmée, Rosetta puisse se rapprocher en vue d’une reprise des communications. Mais il faut l’avouer, les responsables de Philae, bien que restant optimistes, se déclarent tout de même préoccupés.

« Nous essayons de trouver une solution à la situation. Nous travaillons dur pour obtenir certaines données de Philae », a déclaré Aurelie Moussi, du CNES.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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