Rosetta : est-ce que la mission de Philae est en péril ?

Après des mois de recherches, Philae pourrait enfin avoir été retrouvé. Sa position pourrait remettre en cause la suite de sa mission.

Le 12 novembre dernier, le module Philae a eu un atterrissage chaotique sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Après plusieurs rebonds, le robot a atterri loin de la cible prévue.

Après plusieurs mois de recherche, les experts de l’Agence spatiale européenne (ESA) sont parvenus à réduire la zone de recherche à une bande de 30 mètres de large par 350 mètres de long baptisée Abydos. « Nous cherchons à l’œil nu un ensemble de trois points qui corresponde à l’atterrisseur. Le problème, c’est que les ensembles de trois points sont très fréquents sur le noyau de la comète », a expliqué Holger Sierks, un scientifique de la mission Rosetta.

Facteur aggravant, il fallait que l’angle de la photographie soit bon vu que la sonde Rosetta ne passe pas toujours précisément au-dessus de la zone d’Abydos. Par ailleurs, n’étant illuminé qu’un peu plus d’une heure chaque jour, ce manque d’éclairage ne facilite pas la tâche.

La bonne nouvelle est que Philae pourrait enfin avoir été retrouvé après des mois de recherche. Après ses rebonds, l’atterrisseur se serait posé sur le bord d’une falaise ou d’un cratère, comme le montre l’animation de l’ESA.

La grosse inquiétude est que cette position pourrait remettre en cause la suite de la mission de Philae.

En effet, le robot se retrouve coincé dans une zone très peu ensoleillée, ce qui va compliquer la recharge de ses batteries. Le manque d’éclairage d’Abydos fait que Philae ne peut pas charger efficacement ses batteries solaires et se remettre au travail dès février comme le prédisait l’ESA dans un premier temps. Ne recevant que 1h18 d’ensoleillement, contre-les 6h30 prévues, par révolution de Tchouri, le robot ne pourrait donner son premier signe de vie qu’en mars. Ce signal pourrait par ailleurs suffire à vider ses batteries, ce qui signifierait qu’il faudrait reprendre la charge dans l’attente d’un autre réveil.

Cependant, en août lorsque la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko sera au plus près du Soleil, Philae pourrait reprendre vie et livrer de précieuses données aux scientifiques.

L’autre souci est aussi de savoir si Philae va pouvoir se réveiller. En effet, l’atterrisseur est soumis à des températures de l’ordre de -80°C, ce qui est 20°C de moins que la limite fixée par ses caractéristiques techniques. Ce froid extrême pourrait notamment avoir endommagé ses jointures soudées.

S’il est important de rester positif sur la suite de la mission de Philae maintenant qu’il pourrait avoir été localisé, il faudra être patient pour savoir s’il pourra effectivement le faire.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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