Rosetta : le crucial dilemme de localiser Philae ou pas

Est-ce que la sonde Rosetta doit sacrifier d’autres tâches scientifiques pour localiser Philae ? C’est le dilemme auquel fait face l’ESA.

Suite à son atterrissage mouvementé le 12 novembre dernier, le robot Philae s’est mis en hibernation faute d’énergie et d’ensoleillement. Depuis, l’Agence spatiale européenne (ESA) ne connait pas sa localisation exacte malgré toutes les recherches entreprises à ce jour.

L’ESA, dans une ultime tentative, pourrait décider de faire passer la sonde Rosetta à une altitude de seulement 6 km pour pouvoir localiser l’atterrisseur, une altitude qui serait la plus proche de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko jamais atteinte par la sonde.

Alors qu’il faut prendre cette décision, il faut peser le pour et le contre de cette opération de localisation. En effet, le carburant de Rosetta étant limité, le choix de cette manœuvre signifierait la condamnation d’autres tâches scientifiques, prévues depuis de longues dates.

« Si nous voulons changer les plans et cibler la recherche de l’atterrisseur, cela aura un impact sur certains des objectifs que nous avions prévu », explique Joel Parker, un astronome du Southwest Research Institute et un membre de l’équipe de l’instrument Alice.

Localiser l’atterrisseur a des avantages scientifiques à des avantages estime Wlodek Kofman, chercheuse principale sur l’expérience CONSERT. Le fait de ne pas connaitre son emplacement rend beaucoup plus difficile le traitement des données déjà reçues pour pouvoir générer des résultats précis.

Un autre avantage de situer Philae serait de pouvoir prédire avec plus de précision son réveil. Comme sa mission nécessite beaucoup de préparation, cette connaissance permettrait d’anticiper son réveil.

Alors que le programme de Rosetta est rempli depuis plusieurs mois, cette manœuvre aurait donc un gros impact sur la mission de la sonde, surtout qu’il n’y a aucune garantie pour que l’atterrisseur soit repéré.

Selon Fred Jansen, le directeur de l’Agence pour la mission, une décision devrait intervenir d’ici la fin de la semaine. À l’heure actuelle, un vote informel parmi les scientifiques a donné un léger avantage à la recherche de Philae. Mais il faut encore prendre en considération tous les aspects techniques de la manœuvre avant de prendre la décision finale.

Au cas où le choix serait de ne pas localiser Philae, un autre passage pourrait être tenté plus tard dans la mission, lorsque le programme original sera terminé.

En raison des changements d’éclairage subit par la comète, il existe également l’espoir que Philae soit repérée sur des images qui seraient prises entre 20 km et 50 km d’altitude. Ce serait un coup de chance, mais tout est possible.

La dernière solution, peut-être la plus simple, serait que Philae se réveille et contribue lui-même a aider à sa localisation.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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