Rosetta : pas de survol rapproché pour retrouver Philae

L’Agence spatiale européenne (ESA) a abandonné l’idée de procéder à des survols rapprochés de la comète dans le but de localiser l’atterrisseur Philae.

Le 12 novembre dernier, l’atterrissage de Philae sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko avait été un grand succès, même si cette opération ne s’était pas déroulée tout à fait comme prévu. Une série de rebonds avait en effet emporté le module à plusieurs centaines de mètres de son point d’atterrissage prévu. De fait, Philae s’est n’ont pas retrouvé sur une surface dégagée, mais coincée entre des rochers, dans une position inconfortable avec au moins un de ses trois pieds pointés vers le ciel.

Malgré cela, Philae a pu utiliser son énergie embarquée pour mener à bien toute une série d’expériences scientifiques avant de se mettre en hibernation, faute d’énergie. En fait, sa nouvelle localisation étant moins exposée, le module ne dispose pas de l’ensoleillement nécessaire pour recharger ses batteries.

C’est pour cette raison que l’Agence spatiale européenne (ESA) a tenté, en vain jusqu’à maintenant, de localiser exactement l’atterrisseur dans le but de savoir sa situation pour pouvoir estimer son réveil. Un survol rapproché de Rosetta était d’ailleurs prévu pour le 14 février, justement le but de retrouver Philae.

Désormais, on sait que cette manœuvre ne sera pas tentée. L’ESA vient d’abandonner cette idée. Au lieu de perturber le programme scientifique déjà chargé de la sonde Rosetta, l’agence préfère que celle-ci continue à tourner autour de la comète. De ce fait, les contrôleurs de la mission ont simplement décidé que le petit robot se réveille tout seul, lorsque le rapprochement du soleil lui permettra de recharger ses batteries et reprendre contact radio avec la Terre via la sonde Rosetta. À ce moment-là, l’engin pourra redémarrer ses études scientifiques de la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Bien que l’ESA ne connaisse pas exactement la localisation de Philae, l’agence publie sur le blog de la mission de nouvelles images retraçant la descente et les rebonds de l’atterrisseur au-dessus de la comète. Elle montre également la zone de recherche où devrait se situer le robot, une région escarpée de 350 mètres de long sur 30 m de large baptisée Abydos.

Les prévisions actuelles sont que Philae se réveille dès le mois de mars. Mais en raison de l’incertitude liée à sa localisation exacte, cela pourrait tout autant être mai ou juin. Le suspense sur le réveil de l’atterrisseur va donc durer encore un certain temps.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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