Rosetta : Philae se prépare au grand saut

C’est dans moins d’une semaine, le 12 novembre, que le module Philae tentera de se poser sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, un grand saut dans l’inconnu.

Après plus de 10 ans de voyage dans l’espace, la sonde a déjà réussi une grande partie de son pari, celle de réussir sa rencontre avec la comète Tchourioumov-Guérassimenko. En orbite maintenant depuis de nombreuses semaines, la sonde européenne en a déjà appris beaucoup sur cette comète, et va certainement encore livrer de nombreux secrets au cours des prochains mois.

Une autre partie de la mission Rosetta est de larguer le module Philae, un engin qui devra se poser sur la comète, ce qui serait une première dans l’histoire de l’exploration spatiale. Cette rencontre est prévue dans moins d’une semaine, le 12 novembre prochain.

« On est très bien préparés à la séparation », explique Sylvain Lodiot, responsable des opérations de vol à l’Agence spatiale européenne (ESA), « C’est un moment un peu magique ».

Mais comme le précise Philippe Gaudon, chef du projet de l’Agence spatiale française (CNES), « L’affaire n’est pas simple ».

Cette opération n’est en effet pas simple vu que la comète file dans l’espace à une vitesse 65 000 km/heure, mais aussi que les signaux de Rosetta et Philae mettent 28 minutes à arriver jusqu’à la Terre. De fait, alors que le largage du module est prévu pour 8h35 GMT et un atterrissage 7 heures plus tard, toutes les confirmations arriveront en différé.

Pour que cette tentative ait le maximum de chance de réussir, tout le monde se prépare à l’événement. C’est ainsi que l’ESA devra donner cinq feux verts successifs (« go »/« nogo »), entre mardi soir et mercredi, avant que le largage de Philae soit autorisé. « Après, ce sera une chute libre de sept heures », explique Sylvain Lodiot.

Durant sa chute libre, certains instruments de Philae fonctionneront. Ils prendront notamment des images de Rosetta et du site d’atterrissage.

Comme le constate Philippe Gaudon, les aléas sont nombreux, « On n’a pas une comète coopérative ». Il précise que les chances de réussite sont de 70%, voire seulement d’une chance sur deux les mauvais jours…

Pour mercredi prochain, il ne reste plus qu’à espérer que tout se passerait bien.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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