Rosetta s’est fait aveugler par Tchouri

Les rejets de gaz et de poussières de Tchouri sont devenus si importants que cela a failli aveugler la sonde européenne Rosetta.

Plus la comète 67P/ Tchourioumov-Guérassimenko du Soleil, plus elle rejette des gaz et des poussières en raison de son réchauffement. Si la sonde européenne Rosetta s’approche trop, elle risque d’être perturbée par ces rejets. C’est ce qui s’est passé samedi dernier.

Alors que la sonde se situe généralement à une centaine de kilomètres de Tchouri, elle s’est rapprochée samedi dernier pour justement observer de plus près les rejets des gaz et de poussières. Cette curiosité scientifique a failli lui couter cher. En effet, le système de navigation de Rosetta s’est retrouvé aveuglé par les poussières au point de les confondre avec les étoiles censées l’orienter.

La situation est devenue très délicate lorsque l’antenne s’est détournée de la Terre, ce qui a bien évidemment perturbé les communications.

Le centre de contrôle a bien tenté de corriger le problème est donnant de nouvelles consignes à la sonde. Mais faute d’effet suffisant, Rosetta s’est placée en « safe mode » dimanche, un mode sécurisé qui permet à la sonde d’assurer son intégrité physique. En l’occurrence, elle s’est éloignée de la comète jusqu’à une distance de 400 kilomètres.

Dès qu’elle a été suffisamment éloignée, le contrôle de Rosetta a pu être repris après de long instant d’inquiétude.

Cette grosse frayeur et ce changement de trajectoire imprévu ont par ailleurs obligé les ingénieurs du centre de contrôle européen de Darmstadt de revoir tout le planning d’observations de Rosetta.

Si cet aveuglement passager a finalement été sans conséquence, cette aventure va certainement ajouter une touche de prudence aux observations de la sonde Rosetta.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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