Saas Academy : aider les éditeurs à passer au cloud

Dans le but d’inciter et aider les éditeurs à passer leurs logiciels au cloud, de grands noms de l’informatique se sont associés pour monter la Saas Academy.

Que cela soit d’un point de vue technologique ou du point de vue du modèle économique, faire passer un logiciel au cloud n’est pas anodin pour les éditeurs de logiciel traditionnels. Dans le but de les inciter à faire le pas, mais aussi à les aider, de grands noms du secteur informatique ont décidé de s’associer pour créer la Saas Academy.

C’est ainsi qu’OVH, Intel, IBM, HP, Microsoft, VMware et Crayon ont créé un programme de sensibilisation et d’accompagnement pour les dirigeants du secteur de l’édition logicielle.

Alors que les premières sessions de sensibilisation débuteront en janvier prochain, un chef de projet, en la personne de Jean-Marie Davesnes, a été recruté pour notamment s’occuper de sensibiliser les entrepreneurs aux problématiques du Saas, mais aussi pour éventuellement pouvoir les orienter vers un accompagnement plus concret. À la différence des programmes similaires proposés aux clients de Microsoft ou d’IBM, cette sensibilisation se veut agnostique au point de vue technologique.

Les sessions de coaching commenceront quant à elles au mois de mars. Elles regrouperont cinq à huit personnes avec l’objectif de ressortir avec un plan de bataille pour leur passage au Saas.

Alors qu’il existe à peu près 3 000 éditeurs de logiciel en France, l’objectif de la Saas Academy est de sensibiliser 600 éditeurs en trois ans et d’accompagner 120 éditeurs sur la même période.

L’académie ne vise à priori pas les grands éditeurs, mais plutôt les petits. Le programme prévoit un accompagnement sur trois axes : le modèle économique, l’architecture technique et le financement de la transformation. « Plus qu’une formation, nous voulons créer une communauté, d’où le terme d’académie », explique Éric Perrin-Pelletier, directeur de l’IRT SystemX. Il ajoute : « On y retrouve des gens qui ont de l’expertise technique, d’autres qui ont fait l’expérience du Saas et d’autres encore qui veulent en faire l’expérience ».

Le passage au Saas a des impacts sur le modèle économique des éditeurs, sur leur cycle de vente et leur circuit de distribution. « On passe d’un modèle de licence à un modèle de souscription avec un paiement mensuel à l’usage, à l’usager ou au volume de données. L’impact négatif sur la trésorerie peut durer de cinq à six ans », prévient Alban Schmutz, le président d’OVH. Face aux enjeux financiers non négligeables pour les éditeurs qui décident de faire le pas vers le Saas, « Bpifrance va créer un guichet unique pour comprendre les cas personnels de chaque entreprise et définir l’accompagnement financier dont ils ont besoin », explique Éric Perrin-Pelletier.

Le programme de la Saas Academy de la sensibilisation au suivi.
Le programme de la Saas Academy de la sensibilisation au suivi.

« On ne développe pas une application logicielle de la même manière en Saas », explique encore Alban Schmutz pour souligner que les équipes techniques de l’éditeur devront également évoluer en matière d’outil et d’organisation au niveau de l’architecture technique.

C’est pour cette raison que le programme de coaching adressera ces trois points : la technique, le business et le financement. Le programme inclut aussi un suivi a posteriori pour vérifier que la transformation et les échanges avec les partenaires choisis se passent correctement.

La mission de la Saas Academy est d’accompagner l’éditeur dans le choix de ses partenaires techniques et de ses prestataires, « Ce n’est pas la Saas Academy qui va mettre en œuvre la transformation en tant que telle. C’est à l’éditeur de trouver les bons partenaires », souligne Éric Perrin-Pelletier.

Cette phase de coaching, pour les entreprises qui le désirent, nécessitera une participation financière de 2 600 euros par société. Cela comprend notamment des retours d’expérience d’éditeurs déjà passée au Saas.

Il est à souligner que la Saas Academy ne reçoit aucune subvention publique. Pour boucler son budget de 500 000 euros, elle s’appuie sur les contributions demandées aux entrepreneurs et sur le financement des membres fondateurs.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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