Sarracénie : la plante carnivore qui décime les frelons asiatiques

C’est vraiment par hasard que la découverte a été faite dans le Jardin botanique de Nantes : une plante carnivore, surnommée Sarracénie, capable de dévorer les frelons asiatiques véritables insectes destructeurs.

Le Directeur du jardin de plantes de Nantes avait décidé par une simple coïncidence d’ouvrir une feuille de cette plante sarracénia. À l’intérieur il a découvert des frelons asiatiques à moitié digérés par les sucs de la plante. Cet état de fait ne peut que ravir les apiculteurs, pour lesquels le frelon asiatique demeure l’ennemi n° 1 des abeilles.

La nature a-t-elle des armes plus efficaces que celles essayées par l’homme ? On pourrait presque être tenté de le croire, tant les tentatives pour venir à bout du frelon asiatique ont été vaines jusqu’à présent.

Le piège de la plante

Il semblerait qu’un nectar, ainsi que des phéromones, contenus dans la plante insectivore attire les frelons asiatiques qui se retrouvent pris au piège; ainsi, l’insecte prédateur se retrouve piégé à l’intérieur d’un tube de la feuille de la plante. En général, toutes les plantes identifiées dans la nomenclature botanique sont déclarées sans danger, même si celles de la catégorie carnivore peuvent être éventuellement dangereuses. Dans tous les cas, la plante sarracénie ne semble attirer que les frelons asiatiques et les … mouches. C’est ce que le botaniste a trouvé dans les entrailles de la feuille de la plante.

Amérique contre Asie…

On peut dire qu’il y a un historique assez original. Un insecte venu d’Asie, par on ne sait quel moyen, surnommé le frelon asiatique à cause de ses petites pattes jaunes et qui colonise l’Europe y compris 70 % du territoire en France. En face une plante qui provient directement d’Amérique du Nord (elle pousse au Canada et aux États-Unis) baptisée Sarracénie (venant de la race Sarracénia). Le combat a lieu en Europe, et il semble que la nature dispose d’un moyen pour éradiquer ces insectes nocifs.

Toutefois, les frelons se développent par milliers, alors qu’il paraitrait que la plante carnivore ne se contente que de quelques frelons, ce n’est pas assez pour décimer ces multiples colonies d’insectes. Une recherche approfondie permettrait de sortir la molécule qui attire tant le frelon et pouvoir ainsi organiser des pièges à grande échelle. Attention, l’homme pourrait un jour à son tour, se trouver piégé par une belle plante irrésistible, mais terriblement carnivore… digne d’un film d’horreur n’est-ce pas ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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