Un satellite français pour mesurer et contrôler les émissions de gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre sont au cœur des négociations de la conférence COP21 sur le réchauffement climatique. À cette occasion, le CNES a présenté Merlin, un satellite français qui sera capable de mesurer et contrôler les émissions des pays, pour vérifier le respect des engagements des États.

La conférence COP21 sur le réchauffement climatique n’est pas encore achevée. Les participants sont toujours en train de discuter et négocier dans le but de parvenir à un accord final. Ce sommet place bien évidemment les émissions de gaz à effet de serre au cœur des discussions.

C’est justement pour cela que le CNES, l’agence spatiale française, profité de l’occasion pour présenter deux satellites un franco-français et l’autres franco-allemand, qui seront envoyés dans l’espace en 2020. MicroCarb et Merlin, ce sont leurs noms, pourront mesurer et contrôler les émissions de gaz à effet de serre depuis l’espace. Ils pourront surtout vérifier si les États tiendront les engagements qu’ils auront pris lors de la conférence COP21.

MicroCarb mesurera la présence du dioxyde de carbone atmosphérique

Le satellite français MicroCarb mesurera la présence du dioxyde de carbone atmosphérique sur la Terre. Son but sera surtout de cibler les régions dépourvues de stations de mesures terrestres. Pour remplis sa mission, il observera au spectromètre le rayonnement lumineux de la surface terrestre.

Merlin mesurera la concentration de méthane dans l’atmosphère

Merlin, un satellite franco-allemand, utilisera des tirs lasers en direction de notre planète pour mesurer la concentration de méthane dans l’atmosphère. « Le méthane est le deuxième plus important gaz à effet de serre et sa contribution au réchauffement global est 25 fois plus élevée que celle du dioxyde de carbone » souligne le CNES.

Plus intéressant encore, Merlin sera aussi en mesure d’identifier les sources d’émission. Il pourra servir à reconnaitre les sources d’émission selon les mécanismes observés, qu’elles soient d’origine naturelle (zones inondées, fonte du permafrost) ou anthropiques (transport, transformation du charbon, du gaz naturel, élevage …).

Des prévisions en temps réel

La force de MicroCarb et Merlin est qu’ils seront capables de fournir des données en temps réel. L’idée va être d’utiliser ces données pour dresser des sortes de cartes météo… mais dédiées aux nuages de méthane et de gaz carbonique, des prévisions sur l’évolution de ces deux gaz à effet de serre. « Les outils embarqués permettent d’enregistrer un pixel d’environ 20 km par 20 km. C’est une nouvelle frontière en matière d’observation du climat », souligne Jean-Yves Le Gall, le président du CNES.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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