Saturne : des anneaux plus éphémères que prévu

Vu de la Terre, les anneaux de Saturne semblent immuables. Observés depuis la sonde Cassini, c’est l’éphémère qui s’invite.

Aux anneaux A, B et C découverts au XVIIe siècle, les anneaux D, E, F et G ont été ajoutés dans les années 1980. Mais depuis que la sonde américaine Cassini est en orbite autour de Jupiter, tout ce qui a été découvert ces dix dernières années a fait voler en éclat de nombreuses choses.

Par exemple, les anneaux, que nous voyons pourtant depuis la Terre, n’existent pas vraiment. Grâce à Cassini, il a été observé que ces « anneaux » sont en réalité un disque changeant parcouru de vagues, de tremblements de vibrations, d’ondes, des phénomènes qui peuvent atteindre des kilomètres d’amplitudes.

Dès lors, hormis une soixantaine de satellites, tout n’est qu’éphémère, un nuage de glace qui ne cesse d’évoluer comme en témoigne les dernières images envoyées par Cassini. C’est par exemple le cas de la découverte d’un gros iceberg de 1200 kilomètres de long, entrainant à sa suite un chapelet de glace chaotique, qui va certainement un jour disparaitre… Ou encore cette vague de glace haute de 200 mètres et longue d’une centaine de kilomètres dessinée par des milliers de mini satellites éphémères pour un phénomène qui durera jusqu’à ce que le Soleil fasse son effet.

Alors que Cassini a déjà fourni de nombreuses informations pertinentes aux planétologues, d’autres observations et découvertes sont encore attendues jusqu’au terme de sa mission, prévue en 2017, surtout que la sonde s’approchera extrêmement près des anneaux à ce moment-là pour tenter de révéler la véritable structure des anneaux.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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