Saturne : de la vie sur Enceladus ?

Quatre années d’analyses des données de la sonde Cassini ont permis de découvrir une activité hydrothermale sur Enceladus, une lune de Saturne, ce qui ouvre la possibilité de l’existence d’une forme de vie.

En 2004, la sonde Cassini a été la première à entrer dans l’orbite de Saturne dans le but d’étudier les anneaux de la planète géante. Les données transmises continuent à être analysées.

Il aura fallu quatre ans d’analyses pour découvrir des poussières de roche, riches en silicium, près d’Enceladus, une des lunes de Saturne. Cette découverte est la première indication claire que cette lune glacée abrite une activité hydrothermale, une activité qui se manifeste par des infiltrations d’eau de mer qui, au contact avec la croûte rocheuse, émettent une solution chaude chargée en minéraux.

Les scientifiques à l’origine de cette découverte estiment que les poussières de roche se seraient formées lorsque l’eau brûlante contenant des minéraux dissous venant de l’intérieur rocheux de la lune a rencontré de l’eau plus froide en remontant vers la surface. Elles auraient ensuite été éjectées dans l’espace par des geysers.

« C’est très excitant d’avoir pu utiliser ces poussières de roche, éjectées dans l’espace par des geysers, pour en apprendre plus sur les conditions sur et sous le fond de l’océan d’une lune glacée », a déclaré Sean Hsu, un chercheur du laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’université de Boulder. Cette découverte fait l’objet d’une publication dans le journal Nature.

Grâce à cette découverte, il est possible d’imaginer qu’Enceladus puisse abriter un environnement adapté à des organismes vivants. On a en effet découvert sur Terre des organismes vivants à une très grande profondeur, au fond des océans, dans les eaux chaudes et chargées de minéraux diffusées par des cheminées hydrothermales qui évacuent une partie de la chaleur interne de la planète.

Pour finir, il faut rappeler que la mission de la sonde Cassini était un projet commun de l’Agence spatiale américaine (NASA), de l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’agence spatiale italienne (ASI).

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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