Scan Pyramids : les pyramides d’Egypte sous les yeux inquisiteurs des drones

Le ministère égyptien des antiquités annonce le lancement de la mission scientifique « Scan Pyramids » qui vise à utiliser des drones pour scanner les pyramides d’Égypte.

Beaucoup de choses ont déjà été découvertes au sujet des pyramides d’Égypte, mais il reste certainement encore beaucoup de choses à apprendre. C’est ainsi que Mamdouh el Damatti, le ministre égyptien des Antiquités, a déclaré dimanche : « Y a-t-il une rampe circulaire intérieure pour faciliter l’acheminement des blocs de pierre ? Existe-t-il des chambres restées secrètes ? » pour résumer toutes les interrogations que l’on se pose encore.

C’est pour cette raison qu’il a annoncé le lancement de « Scan Pyramids », une mission scientifique qui doit utiliser des drones pour scanner les pyramides d’Égypte.

HIP Institut : une association française à la tête du projet

Pour piloter cette mission scientifique, c’est l’association française HIP Institut (Héritage, Innovation, Préservation) qui a été choisie. « Scan Pyramids » a été initiée, conçue et coordonnée en collaboration avec la Faculté des ingénieurs de l’Université du Caire.

En utilisant des drones pour scanner les pyramides, l’idée est d’utiliser des technologies innovantes, mais surtout des technologies non invasives qui vont permettre de sonder les édifices sans faire le moindre trou, ce qui est primordial pour des monuments vieux de 4 500 ans.

C’est au début du mois de novembre que cette mission internationale va démarrer, pour se finir à la fin de l’année prochaine.

Quatre pyramides auscultées par des drones

Il est prévu que quatre pyramides soient étudiées. Il va s’agir de la pyramide dite rhomboïdale, du pharaon Snefrou, la pyramide rouge du même Snefrou, la monumentale pyramide de Khéops et sa jumelle Khéphren.

« Scan Pyramids » va utiliser des technologies utilisées dans l’industrie aérospatiale : la thermographie infrarouge. Il va s’agir d’établir une carte thermique des quatre monuments dans le but de détecter des vides intérieurs proches de la surface.

Les pyramides seront ensuite radiographiées par détecteur de muons, une technique mise au point par les équipes du KEK (High Energy Accelerator research Organization) et l’université de Nagoya (Japon). Cela va permettre de visualiser avec précision les structures au cœur même des pyramides.

Pour finir, la société Iconem utilisera des drones pour scanner au laser et reproduire une reconstitution 3D du plateau de Guizèh. Grâce à cette technologie, le résultat obtenu aura une précision jamais égalée, de l’ordre du centimètre, et cela autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des pyramides de Guizeh et du site de Dahchour.

Aller plus loin que ce qui est déjà connu

« L’essentiel est d’avancer en mettant en œuvre de nouvelles approches », souligne Mehdi Tayoudi, le président de HIP Institut.

Alors que les pyramides d’Égypte intriguent toujours autant et que de nombreuses missions ont déjà tenté de percer leurs mystères, l’expérience accumulée a permis de faire progresser la connaissance. C’est ainsi qu’il ajoute : « Notre objectif est d’apporter notre pierre à l’édifice et de préparer, en toute humilité, le chemin pour de futures missions de recherches scientifiques ».

L’énigme de la rampe intérieure en spirale

Une des réponses que pourrait fournir « Scan Pyramids » serait la confirmation de la rampe intérieure en spirale, ce qui serait une réponse aux nombreuses interrogations qui subsistent au sujet de la construction de ces gigantesques monuments.

Alors que la fréquentation touristique est morose en Égypte, quelques annonces seraient susceptibles de relancer l’intérêt pour la culture des pharaons.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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