Sentinel-2A : le programme Copernicus se dote d’un second satellite

L’ambitieux projet Copernicus veut observer les terres et les hommes. Le satellite Sentinel-2A a été lancé pour observer les terres émergées, les côtes et les eaux intérieures
L’ambition de l’Europe est d’être indépendante en matière de surveillance environnementale (urbanisme, surfaces forestières et agricoles, régions côtières, glaciers…) et sécuritaire (gestion de catastrophes naturelles, soutien aux opérations de secours humanitaire…). C’est pour cette raison qu’elle a attribué 4,29 milliards d’euros pour 2014-2020 à l’ambitieux programme Copernicus.

Piloté par la Commission européenne, avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), le programme Copernicus prévoit le déploiement de trente satellites, dont sept constellations Sentinel dotées chacune d’une mission spécifique : images radars et optiques, données topographiques, températures et couleurs des surfaces terrestres et maritimes, surveillance météo et atmosphérique, etc.

Les données ainsi recueillies seront mises à disposition des États et institutions membres de l’Union européenne. C’est ainsi que, en une année de fonctionnement, les données du satellite Sentinel-1A ont déjà séduit quelque 7 000 utilisateurs, avec plus d’un million de téléchargements pour les 145 000 jeux de données proposés en ligne.

Dans la nuit de lundi à mardi, un second satellite a été lancé : Sentinel-2A. Sa mission va être l’observation des terres émergées, des côtes et des eaux intérieures.

Sentinel-2A et son jumeau, le Sentinel-2B qui sera lancé mi-2016 sur la même orbite, mais avec un décalage de 180°, observeront en cinq jours l’ensemble des surfaces comprises entre les latitudes 56°S et 84°N.

Grâce à un instrument optique balayant 13 bandes spectrales dans les gammes du visible et du proche infrarouge, ils observeront notre planète en couleurs. Selon la longueur d’onde, la résolution des images variera de 10 à 60 mètres.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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