SFR : la guerre de l'emploi entre Numéricable et Bouygues Telecom

Après que les déclarations d’intentions des patrons d’Altice et de Bouygues, la guerre de l’emploi est au centre de toutes les attentions.

Vis-à-vis du gouvernement français, le rachat de SFR ne devrait avoir qu’un impact nul ou minime sur l’emploi. C’est dans cette logique que Patrick Drahi, patron d’Altice, et Martin Bouygues, son homologue à la tête du groupe Bouygues, ont déclaré que leur projet de reprise n’occasionnerait aucun plan de licenciement, ni de mise à la retraite anticipée, bref préserverait les emplois.

Pourtant, ce jeudi, c’est Eric Denoyer qui monte au créneau. C’est un tirant à boulet rouge sur l’offre concurrente que le PDG de Numéricable affirme qu’« au moins 3 000 emplois » sont sur la sellette en raison de doublons.

Pour étayer ses propos, Eric Denoyer compare les 170 boutiques de Numéricable qui ne vendent que de la fibre et des services pour la télévision qui ne sont pas en concurrence avec les 700 boutiques SFR, alors que les 600 points de vente Bouygues, souvent côte à côte avec celles de SFR, proposent exactement les mêmes services !

Mais ce n’est pas tout, le PDG de Numéricable pointe aussi du doigt la possibilité de rachat par Free du réseau de Bouygues Telecom si ce dernier fusionne avec SFR. En effet, cette promesse ne serait qu’un leurre vu que cette décision est uniquement du ressort de l’Arcep.

Pour finir, alors que le gouvernement prône la conservation de quatre opérateurs en France, la fusion de Bouygues Telecom et SFR en ferait disparaitre un du paysage.

Il faut préciser que le compte à rebours a commencé vu qu’une réunion attendue du conseil de surveillance de Vivendi est prévue ce vendredi pour décider quelle offre de rachat sera débattue.

Rachat de SFR : « au moins 3 000 emplois seront affectés si Bouygues est choisi »
Rachat de SFR : « au moins 3 000 emplois seront affectés si Bouygues est choisi »

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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