SFR – Numéricable : Jean-Yves Charlier revient sur cette fusion

Jean-Yves Charlier, PDG, de SFR, revient sur la fusion entre SFR et Numéricable, tout en évoquant quelques points d’avenir.

Si les négociations de la fusion de l’opérateur SFR et du câblo-opérateur Numéricable ont fini par aboutir, ce mariage n’est pas encore entériné tant que l’Autorité de la concurrence n’a pas donné son aval. Ce sujet, Jean-Yves Charlier, PDG, de SFR, annonce que le dossier de fusion a été officiellement déposé le 16 avril dernier.

Alors que tant Bouygues Telecom qu’Altice-Numericable ont déjà passablement alimenté les médias par leurs promesses, puis commentaires, Jean-Yves Charlier confie « avoir préparé avec la même attention et en toute neutralité un projet industriel avec chacun des deux candidats », ajoutant que « d’un point de vue industriel, les deux projets étaient pertinents pour SFR ».

Le PDG de SFR précis par ailleurs qu’« avec Numericable, SFR se dote d’un réseau fixe de 10 millions de prises, qui pour la première fois le place devant Orange, dans le très haut débit », en expliquant aussi que « ce rapprochement est d’autant plus pertinent qu’il ne sera pas très difficile d’intégrer deux entreprises dont les métiers sont complémentaires ».

Bouygues Telecom et Altice-Numericable l’ayant déjà fortement médiatisé, Jean-Yves Charlier annonce également être en train de formaliser les engagements pris au niveau du maintien de l’emploi, « que la transition se fera par étapes dans le cadre d’un accord avec les représentants syndicaux » tout en précisant que « la marque SFR sera maintenue pour tout le groupe ».

Pour finir, du point de vue des consommateurs, le PDG de SFR estime que « la guerre des prix va continuer », en tout cas « pendant un certain temps », prédisant également que « cela ne sera pas tenable sur le long terme, la France devrait choisir entre des prix bas et résorber la fracture numérique ».

Alors que Martin Bouygues et Patrick Drahi avaient tous deux proposé à Jean-Yves Charlier de reprendre la direction du nouvel ensemble, le principal intéressé préfère dégager en touche en affirmant juste que « je me focalise sur le projet », une non-réponse qui laisse la porte ouverte a toutes les hypothèses.

Jean-Yves Charlier (SFR) : « la guerre des prix va continuer un certain temps »
Jean-Yves Charlier (SFR) : « la guerre des prix va continuer un certain temps »

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Quand on pouvait s’entendre pour mener une guerre des prix « contre » le consommateur cela ne posait aucun problème particulier… maintenant qu’un trublion est venu renverser la table, une autre parade a été trouvée en mutualisant les réseaux de manière à réduire les couts et garder des marges importantes. Mais alors la concurrence soi-disant libre et non faussée ne le serait que dans les discours plus ou moins fumeux et surtout dans la téléphonie qui demande des infrastructures couteuses. Pour faire une comparaison extrême, qui aurait l’idée de construire 2 autoroutes concurrentes entre deux villes…? Tant pour le mobile que pour le fixe, les infrastructures couteuses requièrent un certain niveau de mutualisation. Mais alors se pose la question de la différentiation des offres… une concentration trop forte ne pousse pas à l’innovation, une fragmentation élevée n’est pas tenable sur ce marché.

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