SFR : Numéricable ne compte pas se laisser faire

Sur les rangs pour racheter SFR au même titre que Bouygues Telecom, Numéricable ne compte pas se laisser faire. Son patron monte au créneau.

Si on sait que le groupe Vivendi souhaite vendre SFR, on sait aussi que Bouygues Telecom et Numéricable sont sur les rangs. En suivant l’actualité, on sait également que l’opérateur fait le forcing, notamment du côté politique, pour tenter de remporter le jackpot. Loin de vouloir se laisser faire, le câblo-opérateur prépare sa riposte.

Qui de Bouygues Telecom ou de Numéricable sera le repreneur de SFR ? La réponse se trouve chez Vivendi. Mais alors que Bouygues Telecom a passablement alimenté les médias avec ses déclarations d’intention, c’est au tour d’Altice, la maison-mère de Numéricable de monter au créneau.

C’est Patrick Drahi qui monte ainsi au front pour défendre son offre. À l’instar de ce qu’a fait Martin Bouygues, le patron d’Altice a détaillé l’offre financière faite à Vivendi, soit 10,9 milliards d’euros, un montant assortit de 32% du capital du nouvel ensemble.

Le grand patron de Numéricable joue aussi sur la complémentarité des deux entités, par exemple au niveau des investissements dans la fibre optique. Si 2,5 milliards d’euros ont déjà été investis, le câblo-opérateur compte poursuivre sur sa lancée en câblant près de 1 million de nouveaux foyers par an.

À l’instar du projet proposé par son concurrent, la nouvelle entité Numéricable-SFR sera « made in France » en étant domiciliée dans l’Hexagone. Toujours en réponse au projet concurrent, il est aussi précisé que cette acquisition n’entrainera pas de licenciement, ce qui est une volonté gouvernementale.

L’argumentaire d’Altice est donc au final très similaire à celui de Bouygues Telecom. C’est dorénavant à Vivendi de lancer les négociations pour trouver le « meilleur » repreneur.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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