Silicon Valley : l’entente « anti-embauche » risque un procès

L’entente « anti-embauche » conclue entre Apple, Google, Intel, Adobe visait à ce que les géants de la Silicon Valley ne débauchent pas les talents des autres, accessoirement de ne pas entretenir inutilement l’inflation de leurs salaires. Une juge vient de douter l’accord à l’amiable conclu entre les parties.

Ce serait à l’instigation du charismatique fondateur d’Apple, Steve Jobs, que les géants de la Silicon Valley avaient conclu un pacte anti-embauche pour ne pas débaucher leurs salariés respectifs et pour ne pas entretenir inutilement l’inflation de leurs salaires.

Par peur du procès, Apple, Google, Intel, Adobe ont conclu un accord avec leurs salariés pour les dédommager de cette entente conclue, un accord qui prévoit le versement de 324 millions de dollars aux 60 000 salariés concernés.

Vendredi dernier, la juge californienne Lucy Koh a dénoncé « la vaste conspiration, un règne de la peur et de la déférence dicté par Steve Job », preuves à l’appui, pour débouter l’accord à l’amiable conclu entre les parties. Pour la juge, le montant des dédommagements n’est pas assez élevé !

Si Apple, Google et Adobe n’ont pas encore commenté cette décision, Intel se déclare d’ores et déjà déçu. Concrètement, cela signifie aussi que les géants de la Silicon Valley devront recommencer les négociations dans le but de débourser plus, au risque que cette affaire débouche sur un procès, ce qu’ils semblent vouloir éviter à l’heure actuelle.

Silicon Valley : l'accord "anti-embauche" jugé caduc
Silicon Valley : l’accord « anti-embauche » jugé caduc
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