Silicon Valley : que s’est-il passé aux Crunchies ?

Équivalente de la cérémonie des Oscars, les Crunchies récompensent les start-ups de la Silicon Valley. Que s’est-il passé lors de l’édition 2015 ?

C’est au Davies Symphony Hall de San Francisco, le 5 février dernier, que la cérémonie de remise des Crunchies a eu lieu. Coorganisée par Techcrunch, VentureBeat depuis 2011, cette huitième édition visait une fois de plus à récompenser les start-ups de la Silicon Valley en décernant les équivalents des Oscars, mais pour la technologie.

Protagoniste de la série « Silicon Valley » (HBO), l’acteur T.J. Miller a été le maitre de cérémonie. Ce rendez-vous a été pour lui l’occasion de distiller de l’humour au deuxième et troisième degré, mais aussi un humour gras et métaphorique d’un fin connaisseur de la Silicon Valley. Grâce à lui, les participants ont pu oublier qu’ils avaient dépensé 90 ou 130 dollars pour voir les pontes des start-ups s’autocongratuler.

Que dire des Awards décernés, qu’ils l’ont été à des applications dont on n’a jamais entendu parler (Acorns, Storehouse, Strava, Venmo, etc.), ou qu’une appli avec Kim Kardashian comme seul objet a reçu la récompense « Can’t stop, won’t stop ».

Pour se consoler, on peut retenir de cet événement certaines phrases que l’on pourrait qualifier de cultes :

· « Passez du temps avec vos clients. Pas au téléphone, en personne », Scott Cook (cofondateur d’Intuit)
· « La question n’est pas d’échouer vite, mais d’apprendre vite. Ne confondez pas les 2 », Justin Kan (fondateur de Twitch.TV)
· « Pensez à ce qui pourrait être réalisé dans notre société si nous croyions plus en chacun », Joshua Steimle (journaliste chez Forbes, présentateur à TedX et entrepreneur)
· « Si vous voulez avancer vite, travaillez tout seul. Si vous voulez aller loin, trouvez un partenaire », Steve Case (cofondateur d’AOL)
· « Souvent les experts échouent parce qu’ils sont experts dans un monde du passé », Vinod Khosla (fondateur de Khosla Ventures)
· « Si un produit est fun, les gens vont l’utiliser. Lorsque beaucoup de gens l’utilisent, cela devient important », Josh Elman (partner chez Greylock Partners)
· « Chaque décision que j’ai prise dans ma vie était liée à des gens que j’ai rencontrés et suivis », Biz Stone (cofondateur de Twitter)
· « La capacité est exponentielle », Bill Maris (partner chez Google Venture)
· « Ne courrez pas après l’argent, courrez après l’excellence. L’argent suit l’excellence », Jeff Hoffman (entrepreneur)

On notera aussi que cette cérémonie des Crunchies a été marquée par la présence de gens très intéressants, des personnes aux histoires qui forcent l’inspiration.

Le parcours de Ramona Pierson en est le parfait exemple. Renversée par un conducteur ivre à l’âge de 22 ans, elle est restée dans le coma pendant 18 mois. C’est par le miracle d’une crise cardiaque qu’elle en est sortie. Ancienne Marine, son rétablissement a été un réel combat. Aujourd’hui, elle est CEO de la startup Declara, une plateforme de gestion des données utilisant la Machine Learning.

Avec Code2040 qui supporte diverses initiatives dans le domaine de la formation auprès des communautés noires et hispaniques, Laura Weidman Powers mène de son côté un combat long et difficile face à la diversité dans le monde des nouvelles technologies. L’argent n’a pas d’odeur et l’innovation ne devrait pas avoir de couleurs…

En fournissant du travail dans le domaine informatique aux populations marginalisées technologiquement, en Afrique ou dans des pays dits modernisés, Samasource est une start-up dirigée par Leila Janah. Il s’agit d’une association et non pas d’une société commerciale.

Il faut encore citer Scott Hamilton, ce visionnaire qui rêve de mettre en place des organisations à but humanitaire qui distribue 100% des sommes récoltées dans un monde où le capitalisme prédomine.


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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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