Sony : un optimisme prudent

Avec des résultats toujours dans le rouge, Sony affiche un optimisme prudent.

La situation de Sony, fleuron nippon de l’audiovisuel grand public, était bien compliquée depuis la crise financière internationale de 2008/2009, une débâcle conjuguée par une envolée spectaculaire du yen et un environnement hyperconcurrentiel sur une partie de ses produits grand public.

Un retournement sur le marché des changes depuis fin 2012 a donné un coup de main à Sony, mais c’est surtout une restructuration drastique qui a permis au groupe de se remettre en selle. Par exemple, la restructuration de l’activité des téléviseurs lui a permis de redevenir rentable pour la première fois depuis 10 ans.

Avec un résultat net négatif de 126 milliards de yens en 2014/2015, aussi mauvais qu’en 2013/2014 mais moins catastrophique que prévu, Sony semble avoir fait le plus dur. « La majeure partie des efforts est terminée », a assuré Kenichiro Yoshida, le directeur financier, lors d’une conférence de presse.

Sony affiche même un certain optimisme prudent en évoquant un bénéfice d’exploitation de 320 milliards de yens, près de cinq fois supérieur à celui de l’exercice écoulé (68,5 milliards), et cela même si le chiffre d’affaires risque de décliner de 3,8% à 7 900 milliards de yens.

Encore plombée par son activité des téléphones et tablettes, la situation de Sony n’est pas encore complètement rétablie, mais la situation semble sur la bonne voie. Désormais, le groupe japonais est plus sélectif. Au lieu de tenter de grappiller quelques infimes parts de marché à tout prix, il privilégie les modèles qui génèrent de fortes marges, notamment sur le secteur des téléviseurs.

De plus, Sony table toujours sur son activité de jeux vidéo et la demande grandissante pour ses capteurs d’image CMOS pour mobiles et appareils photo dont il est le premier fournisseur mondial.

Avec son nouveau plan stratégique sur trois ans, Sony vise un bénéfice d’exploitation de plus de 500 milliards de yens pour l’exercice 2017-2018. L’optimisme est donc de mise.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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