SpaceX va tenter de faire atterrir le premier étage de sa fusée Falcon 9

Cela peut sembler un peu fou, mais SpaceX compte bien pouvoir récupérer le premier étage de sa fusée Falcon 9 en le faisant atterrir sur une plateforme d’atterrissage en pleine mer.

C’est ce mardi, à 12h20 (heure de Paris), qu’une fusée Falcon 9 doit décoller de Cap Canaveral avec à son bord une capsule Dragon qui doit ravitailler la Station spatiale internationale (ISS). Les prévisions météorologiques donnent à l’heure actuelle 70% de chances de conditions favorables pour le décollage.

Avec ses 2,2 tonnes de fret à son bord, dont des provisions pour les six membres d’équipage, des matériels et équipements d’expériences scientifiques, une caméra IMAX ainsi que des pièces de rechange, cette capsule Dragon devrait s’amarrer à l’ISS jeudi.

Il est à préciser qu’il va s’agir de la cinquième mission de ravitaillement de l’ISS qui sera réalisée par SpaceX pour le compte de la NASA, la cinquième sur les douze prévues par un contrat de 1,6 milliard de dollars.

Alors que cette mission pourrait être un simple vol de remplacement, ce lancement aura quelque chose de très particulier. En effet, dans le but de réduire les coûts de lancement, SpaceX prévoit de récupérer le premier étage de sa fusée Falcon 9 en le faisant atterrir sur une plateforme d’atterrissage en pleine mer.

Selon un communiqué publié au mois de décembre, cette opération ne sera pas aisée. « Contrôler le premier étage de Falcon qui mesure l’équivalent d’un immeuble de 14 étages avançant à 2 092 km par seconde revient à essayer de maîtriser un manche à balai posé sur la paume de la main en pleine tempête ». Alors que SpaceX travaille depuis deux ans au développement de technologies permettant de récupérer le premier étage de son lanceur, la firme est déjà parvenue à deux reprises à faire redescendre le premier étage pour un amerrissage en douceur.

Réussir un atterrissage de précision sur une plateforme flottante non amarrée dans l’océan est « beaucoup plus difficile », a récemment expliqué Elon Musk, le fondateur et patron de SpaceX. Il a écrit ce lundi soir que les chances de succès étaient de « 50% au mieux », précisant sur le site Reddit n’« avoir aucune idée des chances de succès […] J’ai en fait lancé un chiffre comme ça, car je n’en ai aucune idée ».

Alors que les images de cette tentative un peu folle seront rediffusées en direct sur la chaîne NASA TV, il est prévu que le deuxième étage de la fusée se détache environ trois minutes après le décollage pour poursuivre sa route vers l’ISS. Parallèlement à cela, des moteurs en rétropropulsion se rallumeront sur le premier étage, à trois reprises, pour freiner sa descente dans l’atmosphère alors qu’il sera guidé par ses ailerons.

Alors qu’il va falloir poser le premier étage mesurant l’équivalent d’un immeuble de 14 étages sur une plateforme de 91 m de long sur 170 m de large, flottant à 322 km au nord-est de Cap Canaveral, il est estimé qu’il peut être posé « avec une précision de dix mètres » selon la société américaine SpaceX.

En attendant de connaitre le résultat de cette première tentative un peu folle, il est à préciser qu’il s’agit du premier essai visant à mettre au point un premier étage de Falcon 9 entièrement réutilisable. SpaceX prévoit d’ailleurs, par la suite, d’également récupérer le second étage, aussi dans le but de le réutiliser. « Notre objectif est d’effectuer le plus de lancements possible tout en réduisant les coûts », confie Hans Koenigsmann, le directeur de la mission chez SpaceX.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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