Spotify : pression des majors contre le streaming gratuit

L’offre gratuite proposée par Spotify semble poser problème à certaines majors. Elles feraient actuellement pression contre la plateforme de streaming.

D’après le Financial Times, Universal Music Group serait en pleine renégociation de ses contrats avec le service de musique en streaming Spotify. Là où cela devient intéressant, c’est que la major ne serait pas très favorable à la version gratuite financée par la publicité. Ces négociations seraient en fait une occasion d’imposer des limites plus sévères à l’écoute gratuite.

Selon des propos recueillis anonymement, Spotify ne serait pas suffisamment agressif au sujet de la manière de recruter de nouveaux abonnés payants : « Nous devons accélérer la croissance des abonnés payants, une manière un peu plus positive que de dire que nous devons restreindre l’offre gratuite ». « Vous pouvez proposer une version payante plus attractive, avec du son haute définition ou des morceaux inédits, ou bien dégrader la qualité de la version gratuite », explique encore un représentant anonyme du label.

Cela devient encore plus intéressant lorsqu’on apprend que cet avis ne serait pas uniquement celui d’Universal Music, mais aussi de plusieurs autres majors.

Cette situation est d’autant plus paradoxale que Spotify a en fait allégé les contraintes de son modèle gratuit ces dernières années, notamment en faisant sauter la limite mensuelle d’écoute, et en permettant aux inscrits de l’offre gratuite d’accéder à de la musique sur tablettes et smartphones. Il est vrai que cette stratégie a permis de recruter davantage d’utilisateurs, mais certainement pas de les motiver à passer à l’abonnement mensuel à 10 euros.

Alors qu’on se rappelle que la chanteuse Taylor Swift s’était retirée de Spotify pour des motifs de gros sous, cette information du Financial Times relance la problématique du financement des artistes avec les plateformes de streaming. Cela pourrait annoncer une refonte des modèles économiques de la branche.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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