Starship : les fondateurs de Skype créent un robot pour livrer les courses

L’idée d’utiliser des robots pour faire des livraisons n’est pas nouvelle à l’instar d’Amazon qui travaille sur des drones pour ses livraisons. Les cofondateurs de Skype ont pour leur part imaginé un robot de livraison qui roule.

Depuis que l’on parle d’Amazon qui travaille sur des drones capables de faire des livraisons, on sait pertinemment que, un jour ou l’autre, les livraisons de colis se feront par des robots. Mais alors que le géant de l’e-commerce a fait le choix des robots volants, d’autres alternatives existent.

C’est ainsi que Ahti Heinla et Janus Friis, les cofondateurs de Skype, ont eu une approche radicalement différente d’Amazon. Avec Starship, on ne parle pas d’un drone de livraison, mais d’un robot autonome roulant sur les trottoirs et capable de délivrer un colis en 30 minutes pour moins de 1 livre.

Capable de se déplacer à la vitesse de 4 milles à l’heure et d’embarquer deux sacs de courses, le Starship utilise une technologie exclusive de cartographie et de navigation pour éviter les obstacles. Pour se convaincre que cette technologie fonctionne bien, il suffit de visionner la vidéo.

Des tests grandeur nature à partir de 2016

Pour l’heure, le robot Starship est encore au stade de prototype. Mais comme l’explique Ahti Heinla, le projet avance avec des tests grandeur nature prévus pour 2016 au Royaume-Uni. La zone suburbaine de Greenwich près de Londres sera prévue comme première zone de test.

À l’usage, les clients pourront réserver des livraisons par robot et suivre le progrès de l’acheminement de leur commande sur leur smartphone via une application spécifique. Le temps du transport, l’espace de stockage du robot est verrouillé. Le client pourra utiliser son smartphone pour déverrouiller cet espace et accéder à sa commande.

Pour commencer… un pilote humain supervisera le robot autonome

Bien qu’autonome, le robot Starship ne sera pas largué seul dans la nature. « Si nous décidons de commencer à desservir une région, nous avons besoin exécuter les robots pendant une certaine période sous le contrôle de l’homme, peut-être quelques jours, peut-être quelques semaines. Il va s’agir de mettre au point la carte avec tous les points de repère, les ruelles et les nids de poule. Après cela, le robot pourra conduire seul, de lui-même », explique Janus Friis.

Durant cette période de découverte, le robot sera autonome, mais avec un pilote à distance qui sera prêt à intervenir si nécessaire. « Si quelque chose arrive, comme un passage difficile ou une situation nouvelle et inattendue sur les routes, ou s’il y a beaucoup de gens autour et qu’il faut trouver un moyen de naviguer à travers eux, ou rappeler le robot à la maison, l’opérateur peut voir ce que voit le robot et outrepasser ses commandes ».

Un robot qui ne prendra pas en charge toute la livraison

Starship n’est pas prévu pour les livraisons depuis les entrepôts d’Amazon ou autres jusqu’au client final, mais uniquement pour les derniers milles, les plus problématiques, ceux qui posent problème aux camionnettes de livraison en raison des problèmes de stationnement, etc. De fait, les robots, en tout cas celui-ci, ne sera une solution que pour le maillon le plus complexe de la livraison.

En simplifiant les derniers milles, Starship sera une source d’économie pour les entreprises de commerce en leur permettant de réduire les coûts de livraison.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

2 Commentaires

  1. Bonjour Anais,

    Pour « 4 milles à l’heure », la forme raccourcie est bien 4 mph. Pour ce qui est de l’équivalent, c’est bien 6 km/h (6,5 km/h serait plus juste). Mais je ne vois pas le rapport avec l’article qui parle d’Angleterre, avec des mesures anglaises (1 livre, 4 milles à l’heure).

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