Streaming musical : les majors poussent à la fermeture de Grooveshark

Poussé par les majors, le service de streaming musical Grooveshark va cesser de fonctionner.

Après neuf ans d’existence, le service de streaming musical Grooveshark va cesser de fonctionner. Cette fermeture intervient dans le cadre d’un accord à l’amiable conclu avec les majors.

Jouant aux frontières de la légalité, les fondateurs de Grooveshark ont cette fois poussé le bouchon trop loin. Pour cause, le service incitait ses utilisateurs à mettre en ligne la musique qu’ils possédaient sur leur ordinateur afin de pouvoir les réécouter en streaming.

Le problème était justement que la quasi-totalité des morceaux disponibles sur Grooveshark l’était sans l’autorisation des ayants droit. Bien que des accords aient été trouvés avec des maisons de disques mineures, les majors n’ont jamais cessé leurs attaques contre le service de streaming.

C’est ainsi que la semaine dernière, le service s’est retrouvé face à une peine possible de 736 millions de dollars dans une affaire de violation délibérée des lois du copyright. Plutôt que de devoir éventuellement payer cette somme, les fondateurs de Grooveshark ont préféré jeter l’éponge en annonçant la fermeture du service.

Dans leur communiqué, le service de streaming musical reconnait des « erreurs graves » : « Nous avons échoué à obtenir les droits pour une grande part de la musique disponible sur notre service ». Dans son mea culpa, l’équipe de Grooveshark appelle sa communauté à rejoindre des services payants de musique en streaming, tel que Spotify, Deezer, Google Play ou Beats Music.

« Nous avons supprimé l’ensemble des œuvres protégées par le droit d’auteur, cédé la propriété du site, nos applications mobiles et propriété intellectuelle, y compris nos brevets », ont annoncé les fondateurs du site.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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