Télécoms françaises : la guerre des chefs

Alors que Bouygues Télécom, Orange et Free Mobile se livrent une guerre sans merci, Martin Bouygues, Xavier Richard et Xavier Niel ne sont pas en reste.

Depuis que Free Mobile a fait son arrivée tonitruante sur le marché de la téléphonie française, la guerre des opérateurs a été déclarée sur fond de guerre des prix, une guerre qui gagne chaque jour du terrain en lançant de nouvelles batailles : pour le roaming, pour la 4G ou encore pour la mutualisation.

Dans ce contexte économique très tendu, les patrons de ces entreprises ne se cachent pas au moment de la bataille, montant aux créneaux dire ce qu’ils pensent.

C’est ainsi que Martin Bouygues aurait déclaré « que je l’aurais viré depuis longtemps si c’était l’un de mes collaborateurs » en parlant de Xavier Richard, le patron d’Orange. Cette déclaration aurait été faite le 12 mars 2013, lors d’un entretien avec Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. Cette déclaration n’est pas sans rappeler certains propos de Xavier Niel à l’encontre de ses concurrents.

Si on a tendance à coller cette tension sur le dos de Free, est-ce que le dernier venu de la téléphonie mobile est réellement le seul « coupable » de ce mauvais état d’esprit ? Certainement pas, les investissements grandissant, notamment pour la 4G, pousse le marché dans ses derniers retranchements. Cette guerre serait certainement arrivée, tôt ou tard, avec ou sans Free. Xavier Niel a juste servi de déclencheur dans cette guerre des chefs, cette guerre des opérateurs.

Télécoms : la guerre sans merci de Bouygues, Niel et Richard
Xavier Niel, actionnaire principal de Free, Martin Bouygues, PDG du groupe du même nom et Xavier Richard, qui dirige Orange.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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