Téléphonie : les répercussions du raz-de-marée Free

L’arrivée tonitruante de Free Mobile dans le paysage de la téléphonie mobile française a provoqué un sacré raz-de-marée dont l’onde de choc n’est pas prête de se calmer.

Si certains estiment que le marché de la téléphonie mobile s’est apaisé, certainement, mais la situation ne redevient plus jamais comme avant. Comment cela serait-il possible d’ailleurs ? La politique tarifaire très agressive de Free Mobile a relancé la guerre des tarifs, car elle a su attirer les clients et a donc, par contrecoup, obligé les opérateurs historiques à revoir leur offre.

En effet, face au slogan : « On vous presse comme des citrons. Si vous voulez arrêter de payer trop cher, quittez votre opérateur ou demandez-lui de s’aligner sur nos prix », avait déclaré Xavier Niel en janvier. Bouygues, SFR et Orange, les trois « historiques », ont adapté leurs tarifs à la baisse de 10 à 12%, allant même jusqu’à des ristournes de 40% ! Mais trop tardivement, l’hémorragie a eu lieu : SFR a perdu 620 000 abonnés, Orange 615 000 et Bouygues Telecom 379 000.

Aujourd’hui, le raz-de-marée semble passé, mais le calme n’est pas pour autant revenu. En effet, selon des estimations pour le premier trimestre 2012, le dernier venu aurait déjà séduit 3,2 millions de clients, soit plus de 4% du marché.

Cette redistribution des clients, respectivement la baisse des marges des opérateurs à l’aube de l’arrivée de la 4G pourrait encore occasionner des ondes de choc, car si les revenus baissent, les investissements onéreux sont en ligne de mire. Donc, la téléphonie mobile est entrée en zone de turbulence, et risque d’y rester un moment…

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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